La Russie profite du conflit entre l'Iran et l'Amérique

Les choses ne changeront pas du jour au lendemain, mais la visite d'Emmanuel Macron en Russie, prévue pour le 25 mai, pourrait changer la réponse en chaîne des événements qui se déroulent dans le monde. Tout a commencé le 8 mai, lorsque Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l'accord [...]
Les choses ne changeront pas du jour au lendemain, mais la visite d'Emmanuel Macron en Russie, prévue pour le 25 mai, pourrait changer la réponse en chaîne des événements qui se déroulent dans le monde.
Tout a commencé le 8 mai, lorsque Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire de 2015 signé avec l'Iran par de grandes puissances. L'Alliance atlantique a été divisée parce que les Européens ont commencé avec la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont condamné la décision de Washington et se sont trouvés en désaccord total avec leur allié américain, et plus près de la Russie, de la Chine et même de l'Iran, avec leur propre volonté de ne pas abandonner le compromis de 2015.
Un fossé profond
Par le passé, la France était opposée aux États-Unis, et l'axe franco-allemand avait fait un front commun pour s'opposer à l'aventure de George Bush en Irak, mais une rupture totale entre les États-Unis et l'Europe -- c'est une innovation absolue. Rien de tel n'a jamais été vu. Entre autres choses, il s'agit d'un fossé profond, car les Américains (et le répéter le 21 mai) visent à empêcher les entreprises européennes de poursuivre leurs échanges commerciaux avec l'Iran, menaçant ainsi des sanctions.
Hormis les conséquences sur l'OTAN, la déclaration de Donald Trump a eu des conséquences majeures au Moyen-Orient, ce qui a amené l'Arabie saoudite à devenir alliée avec les Américains et les Israéliens, tandis que l'Iran a accueilli favorablement le choix contre le flux des Européens.
Les dirigeants iraniens ont non seulement peur d'être exclus du commerce international, mais parmi les lignes suggèrent que si l'Europe doit contester le blocus américain, elle pourrait être disposée à ouvrir, comme l'a demandé la France, de nouvelles négociations sur les missiles, des crises régionales et l'avenir de l'accord nucléaire, qui expirera en 2025.
Le défi de Téhéran est évident et place la Russie en mesure d'obtenir davantage de concessions de la part de l'Iran, dans le cadre d'un accord de paix en Syrie. Donald Trump, en gros, renforce la position de Poutine au Moyen-Orient. Mais ce n'est pas tout.
Retournons en Europe. Le vieux continent, dirigé par la France, pourrait montrer à Poutine que le moment est venu d'ouvrir un processus de stabilisation au Moyen-Orient avec les Européens, dont le succès pourrait restaurer la confiance entre l'Union européenne et la Fédération de Russie, apportant un jour deux puissances à un accord de sécurité et de coopération, comme celui qui existait entre l'Union soviétique et les occidentaux.
Les choses ne changent pas d'un jour à l'autre, mais les trente heures qu'Emmanuel Macron passera à Saint-Pétersbourg, devront être suivies de près. Le monde.al










