Les leçons de ces jours troublés

C'est un rendez-vous officiel, une réunion historique. Le 29 mars 2019, après un an, le Royaume-Uni aura quitté l'Union européenne. Mais cette séparation n'a jamais semblé aussi absurde que cette semaine. Nous comparons les réactions de l'Union européenne et des États-Unis à la manière dont Vladimir Poutine a permis [...]
C'est un rendez-vous officiel, une réunion historique. Le 29 mars 2019, après un an, le Royaume-Uni aura quitté l'Union européenne. Mais cette séparation n'a jamais semblé aussi absurde que cette semaine.
Nous comparons les réactions de l'Union européenne et des États-Unis à la façon dont Vladimir Poutine a permis à ses services secrets d'utiliser une arme chimique pour tenter de tuer un ancien agent secret dans une petite ville du Royaume-Uni.
Bien que le crime ait été commis pendant plusieurs jours, Donald Trump a appelé Poutine le lendemain de sa réélection, sans parler de l'incident, comme s'il n'avait rien à voir avec le président russe, comme s'il ne suffisait pas de lui souhaiter du succès dans son prochain mandat.
Alliance en deuxième place.
Malgré les recommandations des collaborateurs et diplomates américains, Trump a loué Poutine pour cette victoire, comme s'il voulait réveiller le rêve d'une compréhension russo-américaine, au détriment de la Chine et de l'Europe.
Theresa May a été largement ignorée par le président d'un pays dont l'allié principal est exactement le Royaume-Uni. Qu'a fait l'Union européenne?
Lors du récent sommet consacré principalement à Brex, le président français et le chancelier allemand ont décidé d'expulser plusieurs diplomates russes, d'exprimer leur solidarité avec Londres, d'exhorter d'autres nations de l'UE à faire de même, en commençant ainsi une réaction internationale à une échelle qui n'avait jamais été vue, à une question telle que celle d'imposer un changement de direction à Donald Trump, parce qu'à ce stade Washington n'avait d'autre choix que de faire partie de ce mouvement.
Après un an, le Royaume-Uni quittera l'Union européenne, mais maintenant nous avons confirmé que Londres n'a pas d'autres alliés à croire en cas de difficultés. Ce n'est pas la seule leçon à tirer de nos jours.
La deuxième leçon, en fait, est qu'en dépit de toutes les prédictions, ce que nous appelons jusqu'à hier <x0wm” a été récompensé, pour rappeler à Poutine qu'il ne peut passer aucune limite, sans punition. La troisième leçon est que le front occidental a été considérablement élargi depuis la fin de la guerre froide, et inclut maintenant d'anciens pays communistes qui sont devenus membres de l'UE, comme la Hongrie et d'autres pays, comme l'Ukraine, la Moldavie et le Monténégro.
La quatrième leçon est que dans cette crise, l'Union a repris l'Alliance atlantique, imposant pour la première fois en tant qu'acteur lourd, sur la scène internationale. / France Inter World.al











