“Le cœur de ce pays” comme document politique

“Le cœur de ce pays” comme document politique

Comment une série de chansons se sont transformées en arguments et un chanteur sans goût en témoignage électoral. Il est écrit : Baton Haxhiu à Cyril, samedi soir, l'obscurité ne venait pas de l'extérieur. A Pristina, à la ligne d'étape a commencé comme une moquerie sérieuse... Albin, Albin, cœur de cet endroit...” La confession du rassemblement du parti Je ne sais pas qui [...]

Il est écrit : Baton Haxhiu

A Zurich, samedi soir, l'obscurité ne venait pas de l'extérieur. A Pristina, à la ligne d'étape a commencé comme une moquerie sérieuse...

Albin, Albin, coeur de cet endroit...”

Réunion du parti Confession

Je ne sais pas à quelle heure il s'est passé.

Peut-être au moment où quelqu'un a laissé tomber la chanson à une réunion de fête.

Peut-être que quand quelqu'un d'autre, sérieux, face à l'homme d'État, a dit que c'était une bonne idée.

Peut-être que quand personne n'a ri, personne n'est devenu rouge, personne n'a dit s'arrêter.

“Albin, Albin, coeur de cet endroit...”

Et ce n'est pas là que la satire est allée. Les applaudissements sont arrivés.

Parce que cette chanson n'est pas arrivée par accident. Elle a été approuvée. Vous avez entendu. C'est fait. Elle a été légitimée.

Lors d'un rassemblement de partis revendiquant modernité, rationalité et séparation du folklore politique, une ballade pour l'homme vivant a été approuvée. Et personne n'a vu le problème.

C'est là que commence l'obscurité.

Pas à la chanteuse, qui ne comprend pas ce que vous chantez. Elle fait ce qu'elle a toujours fait.

Mais en politique qui écoute cette chanson et tu te vois à l'intérieur.

À la partie qui pense que le refrain peut remplacer le programme.

Le leader qui accepte de chanter en temps de crise, parce que la chanson est plus douce que la question.

À ce moment, la politique cesse d'être un débat et devient un rituel.

Et chaque rituel exige le culte, et non la responsabilité.

Ce n'est plus une question de goût.

C'est une question de régression.

Parce que lorsqu'un pays qui n'a pas de gouvernement fonctionnel, à la veille de la crise constitutionnelle, avec son budget incertain et ses institutions paralysées, choisit de se représenter avec un chant de louange au leader, le mot <x0-crisan” est très doux.

Il n'y a plus de mots ici.

Il n'y a qu'un refrain répété et un silence croissant.

Et dans les Balkans, quand la politique commence à chanter, elle ne finit généralement pas bien.

2. Confession pour Cyril

Un millier de personnes de la diaspora s'y sont rassemblées comme si elles n'avaient jamais vécu à Zurich. Comme s'ils n'avaient jamais vu une fonction de ville où l'État n'a pas besoin d'être chanté, où les dirigeants ne sont pas appelés par leur nom et où la politique n'a pas de refrain.

Ils ont frappé dans cette salle avec le tronc d'une Europe mondiale qui a laissé derrière eux pendant des décennies, mais nous la gardons vivante avec le fanatisme.

“Albin, Albin, coeur de cet endroit...”

Et il n'y avait plus d'ironie ici. Il n'y avait que la foule.

Un millier de personnes vivent dans l'une des villes les plus ordonnées, calmes et justes du monde, mais à ce moment-là plus primitives que les habitants d'un village oublié au Kosovo.

Parce que le village oublié a une excuse : le manque d'état.

Ils ne le font pas.

À Zurich, la ville où personne n'a besoin de chanter au premier ministre pour la fonction publique, a été encouragée pour un homme vivant.

Dans la ville où la loi est plus forte que l'individu, l'idée que l'individu est la loi a été applaudie.

Dans la ville où les institutions fonctionnent tranquillement, il y avait des bruits comme des idées politiques.

Ce n'était pas le mal du pays. C'était un Ranger choisi.

Parce que ces gens ne sont pas isolés. Ils sont économiquement intégrés, protégés par la loi, socialement sûrs. Ils savent exactement comment fonctionne une société normale. Et pour cette raison même, ce qu'ils ont fait dans Cyril est plus lourd.

Ce n'était pas de l'ignorance. C'était un vœu.

Le désir d'apporter avec lui le monde des vers du XIXe siècle.

Le monde où le leader est chanté pour ne pas être demandé.

Le monde où le refrain remplace la raison.

Le monde où la politique n'est pas une institution, mais un sens.

Et là, dans cette pièce de Zurich, on a clairement vu que le problème n'est pas que nous ne savons pas vivre dans la démocratie.

Le problème est que beaucoup d'entre nous ne veulent pas.

Parce que la démocratie veut se taire. Ça demande de la distance. C'est un compte.

Le culte ne nécessite qu'une voix forte et un esprit fermé.

Ce soir-là, la diaspora n'a pas fait partie d'une société européenne.

Il a agi comme une mafia.

Et la foule ne construit pas d'états. Ils le chantent.

Ce qui a été vu dans Cyril n'était donc pas une fête. C'était un avertissement.

Avertissement que le caractère primitif ne disparaît pas avec un passeport.

Il disparaît avec son esprit.

3. Confession pour comédie scénique

Hier soir, le noble Qerkini a ouvert la scène et le public a été surpris.

“Albin, Albin au cœur de ce pays”

Le stand-up est fini. Les applaudissements sont annulés. Le dos a été suspendu en l'air.

Pendant ce temps, à Pristina, il n'y avait ni scène ni humour. Il y a des États bloqués, un gouvernement en fonction, un budget en danger et une crise constitutionnelle qui n'a pas besoin de batta.

Au Kosovo, ce n'est pas rire, le temps presse.

L'ironie est celle-ci : dans Cyril elle a été chantée pour un homme, alors qu'à Pristina elle est silencieuse pour un État.

Une ville fonctionne sans son. L'autre s'étouffe sur le refrain.

Et quand les lumières de la scène s'éteignirent, et que la noblesse du gendarme Islam fut remerciée, il ne restait que la ligne qui a ouvert cette histoire comme un signe de notre temps sombre.

“Albin, Albin, coeur de cet endroit...”

Parce que quand la politique se transforme en esquisse et en crise dans la colonne vocale, l'État reste sans phrase.

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