Les républicains meurent lentement, à quelques exceptions près !

Elle dit : Dardan Sejdiu a une façon silencieuse de mourir de démocratie. Pas avec les coups d'État, pas avec la police et les soldats dans la rue, mais avec des exceptions mineures, avec des évictions apparemment innocentes, avec une résolution temporaire “” devenant coutumière. Et ainsi, progressivement, les institutions qui sont construites pour protéger la liberté reviennent à [...]
Il y a une façon silencieuse de mourir la démocratie. Pas avec les coups d'État, pas avec la police et les soldats dans la rue, mais avec des exceptions mineures, avec des évictions apparemment innocentes, avec une résolution temporaire “” devenant coutumière.
Ainsi, peu à peu, les institutions conçues pour protéger la liberté deviennent des instruments pour l'affaiblir.
En Hongrie, Victor Orban n'est pas arrivé au pouvoir avec violence. Elle est venue avec la promesse de stabilité et de souveraineté nationale “. Il a commencé par quelques changements techniques, avec plusieurs nouvelles règles de choix “droit”. Aucun acte ne semblait fatal. Mais Orbán a construit un système qui préserve la vision de la démocratie, avec le parlement, les élections et le drapeau, mais pas son âme. L'État reste, la république est vide.
En Serbie, Aleksandar Vucic n'a pas changé la constitution, a changé la vie politique. L'opposition est restée sur le vote, mais a disparu des écrans. La manifestation a été autorisée, mais elle était vide de sens. La Serbie, comme le décrit Le Monde, est devenue le laboratoire d'un nouvel autoritarisme, où se tiennent des élections, mais le pouvoir n'est pas changé.
En Inde, Narendra Modée a colonisé la démocratie avec des sentiments. Il n'a pas arrêté les médias libres, il a rendu inutile par la propagande émotionnelle et le nationalisme qui remplit l'espace public et les réseaux sociaux. L'Inde vote toujours, mais le vote devient rituel, pas le contrôle du pouvoir. Lorsque la foi se transforme en idéologie et la critique en trahison, la démocratie n'est plus le système, mais l'autel du pouvoir.
Orban, Vucic, Modi, les trois versions de la même histoire. La première faute a été présentée comme une nécessité, la seconde comme une justice, la troisième comme la volonté du peuple. Et quand les gens apprennent que chaque offense est faite pour leur propre bien “, alors la loi commence à glisser dans la boue de l'arbitraire. La fin des républiques modernes commence sur cette diapositive.
C'est pourquoi nous devrions être bruyants lorsqu'un gouvernement en exercice, élu par une dernière législature, propose le budget pour l'année prochaine. Ce n'est pas seulement un acte financier, c'est un signal politique. C'est le moment où l'exécutif conçoit l'avenir sans mandat, changeant la volonté du souverain du Parlement à lui-même.
Dans la Constitution de la République du Kosovo, l'article 4 est au cœur du système : L'Assemblée fait les lois, le gouvernement met en œuvre, le contrôle judiciaire. Ce n'est pas de la forme, c'est du souffle. Quand un côté obtient les compétences de l'autre, même au nom de la stabilité financière “, ce n'est pas l'efficacité, mais la déformation. La République ne vit que tant que les pouvoirs se limitent.
En ce sens, “la continuité de l'État” n'est pas une excuse pour surmonter le mandat. La loi l'a prédit. La Loi sur la gestion des finances publiques énonce clairement : En l'absence du nouveau budget, l'ancien est prolongé de plusieurs mois, avec la décision du Parlement, et non par décret gouvernemental. L'État a un mécanisme, pas de crise.
La démocratie est une machine très précise. Les mesures sont de petites règles, le contrôle parlementaire, la transparence fiscale, la division institutionnelle. Chaque personnel maintient l'équilibre du système. Lorsqu'un stock est enlevé, la voiture marche, mais elle tremble de peu. Lorsque certaines girafes sont enlevées, elles tremblent jusqu'à ce qu'un jour elles tombent. Et quand il tombe, il ne tombe pas de l'extérieur, mais de l'intérieur, de l'enlèvement des poteaux, de la fatigue du matériau, du sens de la succession qui fait oublier le pouvoir, il est temporaire.
En Hongrie, en Serbie, en Inde et maintenant dans certaines démocraties de l'Occident fatiguées, l'exclusion est devenue la norme. D'abord pour l'efficacité, puis pour l'intérêt national, enfin pour “état”. Ainsi, de nouveaux autoritarismes, des mains propres et des consciences fatiguées surgissent.
Le Kosovo doit se trouver. Parce que ce débat ne porte pas sur le budget, mais sur l'âme de la République. Ce n'est pas pour les finances publiques, c'est pour l'honnêteté institutionnelle.
Et pour préserver cela, les grands mots ont besoin de réactions quotidiennes. Nous devons apprendre à ne pas passer par la première transgression avec silence parce qu'elle détermine si nous avons encore la république ou seulement son illusion.
Tout d'abord vient l'indifférence, puis l'admiration pour “stabilité”, et finalement nous nous réveillons dans un monde qui connaît la liberté comme valeur mais comme obstacle. Les libertés tombent de l'apathie, du silence de ceux qui croient que le sé ne rencontre personne pour protéger. Et quand la loi est vue comme une barrière, pas comme une protection, la république commence à tomber d'elle-même.












