L'UE analyse le programme de réforme des pays des Balkans avant les premiers paiements, soit plus de 800 millions d'euros pour le Kosovo

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui a été élue à la tête de cette institution pour un nouveau mandat de cinq ans, réunira les dirigeants des pays des Balkans occidentaux lors d'un déjeuner de travail à Bruxelles le 19 septembre. Lors de cette rencontre, elle veut prouver que même dans le mandat [...]
Avec cette rencontre, il veut témoigner que même dans le nouveau mandat, il accordera une attention particulière à cette région et, en général, au processus d'élargissement de l'UE.
Toutefois, l'objectif principal de cette réunion est de discuter des agences de réforme et de croissance”, que presque tous les pays de la région des Balkans occidentaux ont remises à la Commission européenne comme conditions préalables à l'acceptation des premiers paiements du plan de croissance des Balkans occidentaux approuvé par l'UE en mai de cette année.
Von der Leyen s'est personnellement engagé à promouvoir ce plan, tout en soutenant le Parlement européen et les États membres au sein du Conseil de l'UE.
Selon des sources de l'UE, la rencontre de von der Leyenne avec les dirigeants des pays des Balkans occidentaux sera une bonne occasion de voir où ces pays ont réalisé leurs préparatifs pour réaliser les objectifs de ce plan.
Chaque pays a dû préparer un programme de réformes fondé sur les recommandations préliminaires des troupes de l'UE.
Cela a déjà été fait par cinq pays de la région, alors que la Bosnie-Herzégovine est la seule qui, pour des raisons politiques intérieures, ne l'a pas encore fait.
Entre-temps, le Kosovo a été parmi les premiers pays à remettre son plan à la Commission européenne.
Dans l'UE, on s'attendait à ce qu'à la mi-septembre, la Commission européenne approuve ces agendas des pays de la région. Cela devait se produire avant même la réunion du 19 septembre, mais le processus a été reporté à octobre.
Une raison officieuse est invoquée en ce sens que la Bosnie-Herzégovine n'a pas encore présenté son plan. Et, étant donné que des élections locales seront bientôt organisées dans ce pays, il n'est pas prévu qu'en octobre.
Ces retards peuvent donc avoir pour effet de ne pas atteindre l'objectif de la présidence hongroise de l'UE, à savoir que les premiers paiements aux pays les plus avancés soient effectués avant la fin de cette année.
Selon une estimation officieuse, le Kosovo pourrait bénéficier de plus de 880 millions d'euros du Plan de croissance. Plus de 250 millions de dollars, le Kosovo ne sera pas divisé en fonds de retour, tandis que le reste sous forme de prêts pratiques.
L'estimation du montant financier que chaque pays remplira est fondée sur la production locale Bruto (GDP), le nombre de résidents et plusieurs autres critères.
Mais lors de la présentation de ce plan, les pays de la région ont été clairement informés que s'ils ne mettent pas en œuvre les réformes après un an ou deux, le montant sera distribué à d'autres pays.
Par le biais du plan de croissance des Balkans occidentaux, l'Union européenne prévoit d'allouer environ 6 milliards d'euros aux pays de cette région entre 2024 et 2027.
Sur ce montant, deux milliards seront des subventions de l'UE sans rendement, tandis que le reste sous une forme de crédit favorable.
L'objectif est de contribuer à la croissance économique et d'accélérer ainsi le processus d'intégration européenne de cette région.
Les avantages de ces outils sont tous des pays de la région : Kosovo, Albanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Bosnie-Herzégovine et Serbie.
Ce plan vise également à promouvoir la coopération régionale et le développement du marché commun dans la région, qui sera progressivement intégré au marché commun de l'Union européenne.
Ce plan, selon les fonctionnaires de l'UE, n'a nullement pour but de créer une alternative à l'élargissement de l'UE, mais de faciliter l'adhésion à l'UE.
Dans l'UE, ils continuent de rappeler que pour l'exploitation des moyens financiers du Plan de développement, les pays de la région doivent remplir certaines conditions, dont les principales concernent l'État de droit et assurer des procédures de contrôle financier conformément aux normes européennes.
Pour le Kosovo et la Serbie, comme condition spécifique, des progrès sont également cités sur la voie de la normalisation des rapports, ce qui inclut leur engagement constructif à mettre en œuvre tous les accords conclus dans le cadre du dialogue mené par l'Union européenne.
S'il n'y a pas de progrès dans la normalisation des rapports, selon les diplomates de l'UE, les pays qui seront identifiés comme non constructifs auront des conséquences même par le blocage des paiements du plan de croissance.
À l'heure actuelle, le Kosovo fait l'objet de mesures punitives de l'UE en raison des tensions dans le nord, à la majorité serbe, qui comprennent l'arrêt des paiements provenant des instruments de l'UE antérieurs à l'adhésion.
Le plan de croissance est spécial et n'est pas inclus dans l'IAP.
Le plan de croissance des Balkans occidentaux, en tant que paquet de 6 milliards d'euros, est considéré comme son plan le plus ambitieux pour la région.
Le montant de près de 900 millions d'euros pour le Kosovo sera également le plus important que l'UE puisse lui verser dans un paquet distinct. / REL/












