Parlement européen: la Russie utilise la Serbie pour intervenir au Kosovo, au Monténégro

Le Comité spécial pour les interventions étrangères du Parlement européen a déclaré mercredi que la Russie exploite son influence en Serbie pour intervenir dans les États voisins et influencer négativement l'orientation euro-atlantique de la région. Cette intervention, selon le rapport, s'exerce en Bosnie par l'intermédiaire de la Republika Srpska, au Monténégro, en exploitant les sentiments [...]
Selon le rapport, cette intervention s'exerce “en Bosnie par l'intermédiaire de la Republika Srpska, au Monténégro, en exploitant les sentiments pro-serbe ainsi que l'Église orthodoxe serbe et au Kosovo, en exploitant et en favorisant les différends existants dans le nord du Kosovo”, rapporte la Voix des États-Unis.
La Russie, dit-elle, a encore une influence visible dans les Balkans occidentaux, avec le pouvoir d'intervenir dans les efforts régionaux de réconciliation, d'intégration et de réforme vers la démocratisation.
Dans le rapport, appuyé par 27 représentants de la Commission des interventions étrangères, tout en ayant un vote contre et une abstention, il est dit notamment que les efforts russes pour exercer une influence sur les Balkans occidentaux devraient être considérés comme faisant partie d'une stratégie plus large de promotion de l'autoritarisme en Europe.
Le rapport dit que le message pro-rus se répand dans les médias serbes et hongrois dans les Balkans occidentaux, tout en se déclarant préoccupé par les derniers <x0Gs que la Serbie est le pays le plus vulnérable à l'influence négative étrangère dans les Balkans occidentaux, en particulier de la Russie et de la Chine, et que la Serbie n'a pas encore mis en œuvre de sanctions contre la Russie et n'a pas harmonisé avec la politique étrangère de l'Union européenne”.
Dans une vive opposition aux sanctions occidentales, la Serbie, pays candidat à l'adhésion à l'Union européenne, est devenue un refuge pour plusieurs entreprises russes qui cherchent à éviter les sanctions imposées par l'UE, selon le rapport dans lequel elle souligne que depuis juillet 2022, les bureaux de la RT (ex Russie Today) ont été ouverts à Belgrade et ont lancé le service d'information en ligne même en serbe.
Le “panel condamne particulièrement fermement l'ouverture d'un bureau de la RT à Belgrade et l'ouverture de son service d'information en ligne en serbe, permettant ainsi à cet acteur de montagne de diffuser ses dezinformes dans toute la région”, tout en exigeant que les autorités serbes <x2-autorisations soient harmonisées avec la décision du Conseil européen de suspendre les activités de transmission des médias russes” et de la RT.
Le rapport note que les Balkans occidentaux sont un domaine de concurrence stratégique et géopolitique, et que certains de ses pays sont enclins à la déstabilisation, menaçant la sécurité et la stabilité du continent. Les pays tiers seraient en outre en train d'exploiter ces faiblesses, y compris les investissements stratégiques et les campagnes de désinformation, étant donné que la sécurité démocratique et la durabilité des pays visant à devenir membres de l'UE sont étroitement liées à la sécurité, à la stabilité et à la viabilité démocratique de l'Union européenne elle-même”.
La Serbie est le seul pays européen à ne pas avoir adhéré aux sanctions occidentales contre Moscou en raison de son agression en Ukraine. Bien qu'il vise l'intégration européenne, il entretient des liens étroits avec la Russie, principalement en raison du soutien du Kremlin au refus de Belgrade de reconnaître l'indépendance du Kosovo.












