Les manifestants de Paris ont mis le feu au restaurant préféré de Macron

Les manifestants à Paris ont attaqué l'un des restaurants préférés du président français Emmanuel Macron, tandis que les tensions sur les réformes controversées des retraites se poursuivent. La police anti-émeute a dû créer une barricade autour du bistrot de La Rotonde, qui a été brièvement incendié, écrit la BBC. Jeudi était le 11ème jour des émeutes qui [...]
La police anti-émeute a dû créer une barricade autour du bistrot de La Rotonde, qui a été incendié pendant un certain temps, écrit BBC.
Le jeudi a été le 11ème jour de troubles depuis janvier au sujet de l'augmentation de l'âge de la retraite de deux ans, de 62 à 64 ans.
La France attend une décision sur la validité de la législation la semaine prochaine.
Le Conseil constitutionnel décidera des réformes le 14 avril et aura le pouvoir d'en faire une partie ou la totalité.
Macro est actuellement en Chine pour rencontrer le président Xi Jinping.
Les émeutes, ainsi que la grève, ont provoqué des divisions dans toute la France, et des manifestations ont de nouveau eu lieu dans tout le pays jeudi.
Les dirigeants syndicaux espèrent une forte participation afin de poursuivre l'élan en amont de la décision du conseil.
“Nous ne nous sommes pas encore rendus et nous n'avons pas l'intention,” a déclaré le fonctionnaire Davy Chrétien, 50 ans, cité par l'agence de presse AFP à Marseille.
À Paris, des manifestants ont lancé des pierres, des bouteilles et peint à la police à La Rotonde un célèbre café fréquenté par des personnalités, dont l'artiste espagnol Pablo Picasso. Macron et son équipe y ont célébré après sa victoire aux élections de 2017.
Auparavant, les grévistes ferroviaires attaquaient l'ancien siège de la banque Credit Lyonnaise, qui abrite désormais BlackRock et d'autres entreprises.
Le ministère français de l'Intérieur a estimé que 570 000 personnes ont participé aux grèves de jeudi, bien que les syndicats français aient affirmé que le nombre était beaucoup plus élevé, soit près de deux millions.
Les syndicats ont appelé à de nouvelles grèves et protestations le 13 avril avant la décision de réforme.
Bien que les manifestations aient été largement pacifiques, il y a eu un élément de violence depuis que le gouvernement a décidé, en mars, d'imposer des lois par l'intermédiaire de la chambre basse du Parlement, où il manque la majorité absolue sans vote.
Macron a défendu le mouvement, disant que la réforme est un must.












