10 ans après le premier Kosovo-Serbie

Dix ans se sont écoulés depuis la signature du premier accord entre le Kosovo et la Serbie. Le 19 avril 2013, le Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaci, et Ivica Dacic, de Serbie, à Bruxelles, ont ensuite déposé leur signature dans l'accord en 15 points. Cet accord contient des points concernant l'Association des municipalités à majorité serbe [...]
Le 19 avril 2013, le Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaci, et Ivica Dacic, de Serbie, à Bruxelles, ont ensuite déposé leur signature dans l'accord en 15 points.
Cet accord contient des points qui parlent de l'Association des municipalités à majorité serbe et de la dissolution des structures parallèles.
Ce sont les 15 points de l'accord du 19 avril 2013 :
Il y aura une association/communauté de municipalités à majorité serbe au Kosovo. L'adhésion sera ouverte aux autres municipalités mentionnées dans l'accord.
La communauté/l'assistance sera créée par le statut. Sa distribution ne se fera que par décision des parties participantes. Les garanties juridiques seront assurées par la loi en vigueur et le droit constitutionnel (y compris les 2/3 de l'organe de décision).
Les structures de l'Association/Communauté seront fondées sur les mêmes bases que les statuts existants de l'Association de la Commission du Kosovo, tels que le président, le vice-président, l'Assemblée, le Conseil.
Conformément aux compétences prévues par la Charte européenne pour l'autonomie locale et la loi sur le Kosovo, les municipalités participantes auront le droit de coopérer dans l'exercice de leurs pouvoirs collectifs par l'intermédiaire de la Communauté/Asciation. L'association/la Communauté aura pleinement accès aux domaines du développement économique, de l'éducation, de la santé, de l'urbanisation et de l'aménagement rural.
L'association/la Communauté exercera des responsabilités supplémentaires, selon la manière dont elles sont déléguées par les autorités centrales.
La collectivité ou l'association aura un rôle représentatif au sein des autorités centrales et, à cette fin, il y aura un siège au conseil consultatif de la collectivité. Une fonction de surveillance a été introduite.
Il y aura une force de police au Kosovo, appelée police du Kosovo. Tous les policiers du nord du Kosovo seront intégrés dans le cadre de la police du Kosovo. Les salaires ne seront versés que par la police du Kosovo (PK).
Les membres des installations de sécurité serbes seront offerts d'un pays à des structures équivalentes du Kosovo.
Il y aura un commandant de police régional pour les quatre municipalités à majorité serbe (Mitrovica Nord Zvecan, Zubin Potok et Leposaviq). Le commandement de cette région sera un Serbe du Kosovo, désigné par le ministère de l'Intérieur, sur une liste qui sera fournie par les quatre maires, au nom de la Communauté/Asciation.
La composition du PK dans le nord reflétera la composition de la population de quatre municipalités. (Il y aura un autre commandant régional pour les municipalités de Mitrovica, Skokieraj et Vushtrria). Le commandant régional de quatre municipalités du nord collaborera avec d'autres commandants régionaux.
Les autorités judiciaires seront intégrées et fonctionneront dans le cadre juridique du Kosovo. La Cour d'appel de Pristina créera un groupe de juges dont la plupart seront des Serbes du Kosovo pour traiter avec toutes les municipalités à majorité serbe du Kosovo.
Un secteur de cette cour d'appel, composé de personnel administratif et judiciaire, restera à jamais dans le nord de Mitrovica (la cour de district de Mitrovica). La plupart des groupes d'experts du secteur susmentionné seront composés du tribunal serbe du Kosovo. La position des juges respectifs dépendra de la nature des affaires dans lesquelles ils sont impliqués.
Des élections municipales dans les municipalités du nord seront organisées en 2013, avec l'aide de l'OSCE, conformément au droit du Kosovo et aux normes internationales.
Les discussions concernant l'énergie et Telekom seront intensifiées par les deux parties et seront achevées d'ici le 15 juin.
La réconciliation a été réalisée de manière à ce qu'aucune des parties ne puisse la bloquer ou encourager d'autres parties à bloquer les progrès sur la voie de l'UE.
Avec l'aide de l'UE, un comité de mise en œuvre sera créé des deux côtés.












