Le Parlement européen devrait adopter une résolution sur le Kosovo-Serbie

Le Parlement européen devrait adopter une résolution extraordinaire sur les relations entre le Kosovo et la Serbie plus tard ce mois-ci, à la suite de l'attaque perpétrée par un groupe serbe armé contre la police du Kosovo dans le nord du pays, le 24 septembre, le député croate au PE, Tonino Picaula, a annoncé lundi. La demande de cette résolution a été faite [...]
Le Parlement européen devrait adopter une résolution extraordinaire sur les relations entre le Kosovo et la Serbie plus tard ce mois-ci, à la suite de l'attaque perpétrée par un groupe serbe armé contre la police du Kosovo dans le nord du pays, le 24 septembre, le député croate au PE, Tonino Picaula, a annoncé lundi.
La demande de cette résolution a été faite par Picula lui-même, concernant les rapports entre les deux pays voisins et la situation en matière de sécurité dans le nord du Kosovo à la suite de l'attaque.
Picaula a dit avoir reçu la majorité nécessaire pour sa proposition et que la résolution sera discutée lors de la deuxième session plénière ce mois-ci.
“Nous condamnons la récente agression de terroristes armés contre le policier du Kosovo. Tous les faits de cette attaque doivent être éclaircis et responsables pour faire face à la justice“, a dit Picaula.
La police du Kosovo a été attaquée par un groupe serbe armé dans le village de Banjska, dans la municipalité de Zvecan, le 24 septembre, où le sergent Africa Bulnjak a été tué. Les agresseurs ont fui vers le monastère du village après avoir été attaqués dans une embuscade par une patrouille de police d'où ils ont continué leur confrontation avec la police, et trois d'entre eux ont été tués.
La police du Kosovo a arrêté et détenu trois assaillants, ainsi que trouvé des arsenaux d'armes extraordinaires sur les lieux après l'attaque.
La Serbie a nié les accusations du Kosovo selon lesquelles il est impliqué dans cet attentat, nommé terroriste par les autorités du Kosovo.
Pour les relations entre le Kosovo et la Serbie, la performance du dialogue et des tensions dans le nord sera discutée mardi 3 octobre lors d'une session plénière du Parlement européen.
Cinq jours après l'attaque, Milan Radovici a pris la responsabilité de l'attaque et a démissionné du poste de chef adjoint de la liste serbe des Serbes au Kosovo, qui bénéficie du soutien du gouvernement serbe.
L'attaque dans le nord a eu lieu environ deux semaines après l'échec de Kurti et Vuciqi à parvenir à un accord sur la normalisation des relations lors du sommet de Bruxelles, le 14 septembre, organisé par l'Union européenne.
Pristina estime que ce doit être une reconnaissance mutuelle, tandis que Belgrade insiste sur une solution de compromis.
La Serbie ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo, déclarée en 2008, et a le soutien des alliés Russie et Chine contre elle. /rel/












