Attaque contre Banjska: la France n'exclut pas les mesures contre la Serbie

L'ambassadeur de France auprès de notre pays Olivier Guerot souligne la nécessité d'une vérification précise des faits” si la Serbie est derrière l'attaque terroriste du 24 septembre dans le village de Banjska de Zvecan, avant que des mesures punitives ne soient prises contre cet État. Cependant, dans une interview pour KosovoPress, il ajoute que “ne peut pas s'empêcher de se poser des questions” [...]
L'ambassadeur de France auprès de notre pays Olivier Guerot souligne la nécessité d'une vérification précise des faits” si la Serbie est derrière l'attaque terroriste du 24 septembre dans le village de Banjska de Zvecan, avant que des mesures punitives ne soient prises contre cet État. Cependant, lors d'une entrevue avec la présidente du Kosovo, il ajoute que “ne peut que se poser des questions” après tout ce que les autorités du Kosovo ont capturé.
Guerot exprime la position de la France lorsqu'il affirme s'attendre à ce que la Serbie coopère pleinement pour que les auteurs de cet acte terroriste puissent être traduits en justice.
Bien que les dirigeants de l'État du Kosovo aient déclaré qu'ils ne pouvaient pas s'asseoir à la table du dialogue avec la Serbie avant que des sanctions ne soient imposées au Président Aleksandar Vuciq, l'Ambassadeur Guerot dans un entretien écrit pour la presse du Kosovo, dit que les parties ne devraient pas établir de conditions ni déclarer unilatéralement que le dialogue n'est pas une question d'actualité.
Selon lui, l'agression du 24 septembre n'a fait que souligner la nécessité du dialogue est “la seule chance de résoudre l'impasse actuelle par des moyens politiques”.
Entretien total:
Kosovaress : Quelle est la position de la France lors de l'attaque terroriste du 24 septembre à Zvecan Banjska ?
O. Guérot: La France a immédiatement et sévèrement condamné l'attaque inacceptable contre la police du Kosovo le 24 septembre, qui a fait un policier et deux autres officiers blessés. Elle a exprimé ses condoléances à la famille du sergent Africa Bulnjak et a demandé que les responsables soient traduits en justice le plus tôt possible.
La gravité de ces événements rend encore plus nécessaire l'urgence pour la Serbie et le Kosovo de démontrer la responsabilité de réduire les tensions et de les relancer avec confiance dans le dialogue lancé par l'UE, seul moyen possible de normaliser les relations entre les deux pays et de leur permettre de progresser vers l'Union européenne.
Kosovaress: D'après l'organisation, la planification et les armes trouvées par ce groupe terroriste, pensez-vous que la Serbie est derrière elle, comme les dirigeants institutionnels du Kosovo le déclarent?
O. Guérot : Nous ne pouvons que nous poser des questions compte tenu du nombre et de la nature des équipements abandonnés par le groupe armé. Nous avons entendu le point de vue et les déclarations de l'avocat de M. Vuciq. Radoiciq. Nous cherchons à vérifier les faits avec exactitude.
Kosovaress : Des jours de deuil national en Serbie pour des terroristes assassinés et la libération du dirigeant du groupe terroriste Milan Radojicic témoignent que la Serbie est derrière cette attaque ?
O. Guérot: L'héroïsation des agresseurs tués à Banjska ne fait qu'augmenter le risque d'accidents. Nous suivons de près l'enquête en cours et nous espérons que les auteurs seront traduits en justice et que la Serbie coopérera pleinement.
Kosovaress: Sur la base de ces preuves, la Serbie devrait-elle être sanctionnée par l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique?
O. Guérot: Je ne peux que rappeler que la France souligne la nécessité de prouver les faits par des enquêtes indépendantes afin de tirer des conclusions, si nécessaire, pour les mesures qui peuvent être prises.
Kosovaress : Dans le cadre de nouvelles tensions, la Serbie a envoyé l'armée à la ceinture frontalière avec le Kosovo, mais s'est retirée à la suite des menaces américaines. Quels sont ces signaux ?
O. Guérot : Les renforts militaires à la frontière ont soulevé des préoccupations légitimes. L'armée serbe a commencé à prendre les mesures attendues. Il est essentiel de préserver un canal de communication avec la KFOR et d'éviter toute surprise.
- Oui. Lorsque nous sommes dans le dialogue Kosovo-Serbie, peut-on en faire autant après les récents événements sur le terrain?
O. Guérot: Le retour au dialogue facilité par l'UE est la seule chance de résoudre l'impasse actuelle par des moyens politiques. L'attaque du 24 septembre devrait encourager les deux parties à intensifier le dialogue, à ne pas établir de conditions ni déclarer unilatéralement qu'il ne s'agit plus d'une question actuelle.
Kosovaress: L'accord de Bruxelles et d'Ohrid est-il toujours valable?
O. Guérot: Les accords de Bruxelles et d'Ohrid restent valables, et nous appelons les deux parties à les mettre en œuvre le plus rapidement possible sans conditions préalables. Le Kosovo en particulier devrait commencer à travailler à la formation d'associations avec les municipalités à majorité serbe.
- Oui. Dans le contexte politique actuel, les mesures punitives de l'UE à l'égard du Kosovo sont-elles des droits? Quand les mêmes devraient-ils se retirer?
O. Guérot: Les mesures prises dans le cas du Kosovo sont des mesures temporaires et remboursables, qui ont été adoptées par les États membres après tout rapprochement. Un certain nombre d'actions requises au Kosovo ont été mises en œuvre, mais pas toutes. Il est essentiel de prendre les mesures de dépass que nous avons demandées. L'UE attend du Kosovo et de la Serbie qu'ils fassent preuve de responsabilités pour réduire les tensions et qu'ils soient réinscrits dans le dialogue lancé par l'UE, seul moyen possible de normaliser les relations entre les deux pays et de leur permettre de progresser vers l'Union européenne.












