L'UE punit la Turquie

L'avertissement d'Alexis Tsipras s'est concrétisé : l'Union européenne s'est alignée aux côtés de Chypre dans le conflit gazier territorial. Bruxelles a imposé des sanctions à Ankara, ainsi que la suspension des contacts entre hauts fonctionnaires. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont répondu à la question des forages de gaz turcs dans les eaux nationales chypriotes [...]
Bruxelles a imposé des sanctions à Ankara, ainsi que la suspension des contacts entre hauts fonctionnaires. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont réagi à la suspension de 184 millions de dollars en faveur de la Turquie et au retrait de l'accord sur l'espace aérien.
Le bloc a même demandé à la Banque européenne d'investissement de réexaminer le prêt pour le pays, qui a atteint près de 434 millions en 2018.
La Turquie a de nouveau été invitée à limiter les activités de recherche sur le gaz sur la côte chypriote et à agir dans un esprit de bon voisinage, dans le respect de la souveraineté de l'île, conformément au droit international.
Les sanctions de l'UE arrivent à l'époque où la Turquie court le risque d'adopter des mesures similaires de la part des États-Unis, irritée par l'achat de systèmes antimissiles russes à Ankara. Cependant, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a essayé de minimiser le mouvement bruxellois, en disant qu'il ne voulait que calmer Chypre et qu'il n'avait, selon lui, aucune signification majeure.
L'UE a besoin de nous en matière d'immigration et d'autres. Ils ont été forcés de prendre cette décision sans aucun pouvoir dans la pression gréco-cypriote et Athènes, a-t-il dit.
La Turquie a lancé une initiative jugée illégale par l'UE il y a deux mois, mais pas par Ankara, qui considère le forage des eaux territoriales dans le nord de Chypre comme légitime, car elle a déclenché des tensions il y a plusieurs jours lorsqu'elle a expédié un navire de deux dans la région.












