L'équipe de négociation prépare une nouvelle plateforme de dialogue

L'équipe de négociation du Kosovo dans les pourparlers avec la Serbie prépare une plate-forme de pourparlers qui démontre l'unité de la République du Kosovo, malgré les deux plus grands partis d'opposition du pays, la Ligue démocratique du Kosovo et le Mouvement Vetevendosje, n'ont pas soutenu cette équipe. Selon Radio Free Europe, le vice-premier ministre Fatmir [...]
Ainsi a déclaré Radio Free Europe, vice-premier ministre Fatmir Limaj, qui, avec le président du Parti social-démocrate Shpend Ahmeti, sont co-directeurs de la délégation du Kosovo dans le processus.
Limaj a déclaré que cette plate-forme sera le principal pilier sur lequel l'ensemble du processus de négociation entre le Kosovo et la Serbie sera basé. Il n'a pas précisé si, grâce à cette plate-forme, les lignes rouges de ce que la Serbie ne peut pas discuter deviendront claires.
Le “Ide est à ce jour une plateforme qui reflète la position unique de la République du Kosovo. Comme un document qui sera un guide pour la délégation de l'État du Kosovo, les institutions du Kosovo et donc le Kosovo auront un message, une voix dans les futures discussions avec la Serbie”, Limaj dit.
L'équipe de négociation, créée en mi-décembre dernier par l'Assemblée du Kosovo, attend une coordination et des idées pour la poursuite de ce processus, même par le Président Hashim Thaci.
La formation de cette équipe est le résultat de l'intention du Gouvernement du Kosovo de renforcer son rôle dans les pourparlers avec la Serbie, ce que les analystes politiques considèrent comme des efforts visant à réduire le rôle de premier plan du Président du Kosovo Hashim Thaci dans le dialogue avec la Serbie. Cet objectif, semble-t-on, a été considérablement renforcé derrière l'idée de “corrections frontalières”, que le Président Thaci soutient mais pas aussi le Premier Ministre Ramush Haradinaj et le Gouvernement du Kosovo.
“Nous avons immédiatement créé une commission au sein de la délégation d'État qui prépare des projets de plates-formes et pour cela nous avons reçu de nombreux documents du gouvernement, nous attendons également certains documents de la présidence, diverses idées”, Limaj dit à Free Europe Radon.
Life Krasniqi de l'Institut Démocratique du Kosovo (KDI) dit à Radio Free Europe que la plate-forme en plus de s'assurer qu'il s'agit d'une équipe politiquement inclusive et qu'il doit y avoir un consensus politique, il doit y avoir des lignes rouges claires contre la Serbie dans ce processus.
“Les lignes rouges doivent être définies sur cette plate-forme, où le Kosovo ne viole pas son intégrité territoriale, sa souveraineté et son fonctionnement unitaire de l'État du Kosovo. L'épilogue devrait être déterminé que le Kosovo devrait être officiellement reconnu par la partie serbe, c'est-à-dire la reconnaissance mutuelle et l'adhésion de la partie kosovare aux Nations unies”, affirme Life Krasniqi.
Par cette plate-forme, selon elle, il faut voir remplacer la résolution 1244 par une autre résolution, car il ne peut en être de même après avoir atteint l'accord final et doit exister des mécanismes de mise en œuvre de cet accord.
L'équipe de négociation du Kosovo a organisé une réunion de consultation avec des fonctionnaires de l'Union européenne le 8 janvier. Après la réunion, le chef de la politique étrangère et de la sécurité, Federica Moghrini, qui sert de médiateur au dialogue entre le Kosovo et la Serbie, a déclaré avoir exigé que le Kosovo lève la taxe de 100 % imposée en novembre.
Les deux codirecteurs de la délégation d'État du Kosovo, Limaj et Ahmeti, ont déclaré après la réunion qu'ils avaient clarifié le rôle de cette délégation et qu'ils étaient prêts à examiner tous les sujets ouverts entre le Kosovo et la Serbie, ce qui aboutirait à un accord global, dans la condition première, la reconnaissance mutuelle.
Toutefois, la poursuite du dialogue entre le Kosovo et la Serbie, au cours de la nouvelle phase de ce processus, selon les responsables de l'UE, n'est toujours pas claire car le Kosovo maintient en vigueur les droits de douane sur les produits en provenance de Serbie et de Bosnie-Herzégovine.












