Chocolat: Thaci dirigera le dialogue avec la Serbie

Le président de la République du Kosovo, Hashim Thaci, dirigera le processus de dialogue pour normaliser les relations avec la Serbie à Bruxelles, confirment les responsables du Bureau du Président du Kosovo. Bekim Colak, chef du cabinet du président Thaci, dit à Radio Free Europe que le leadership du président en matière de politique [...]
Le président de la République du Kosovo, Hashim Thaci, dirigera le processus de dialogue pour normaliser les relations avec la Serbie à Bruxelles, confirment les responsables du Bureau du Président du Kosovo.
Bekim Colak, chef de cabinet du président Thaci, dit à Radio Free Europe que le leadership du président en matière de politique étrangère, dans lequel entre le dialogue avec la Serbie, est l'obligation découlant de la Constitution et des lois du pays en vigueur.
“Le dialogue pour normaliser les relations entre la République du Kosovo et celle de la Serbie est une question de politique étrangère, avec laquelle le président traite constamment tout au long des années”, a déclaré M. Colak.
Concernant la légitimité de la représentation du Kosovo dans le dialogue politique avec la Serbie par le président du pays, le député Vjosa Osmani, parti d'opposition, s'est interrogé. Il y a quelques jours, il a souligné que le Président Thaci dirige le processus de dialogue sans être mandaté par l'Assemblée du Kosovo.
Malheureusement, jusqu'à présent, le Président Thaci négocie sans être chargé de diriger ce processus. Premièrement, le Président n'a pas de mécanismes de mise en œuvre pour mettre en œuvre les accords conclus. D'autre part, ce qui est encore plus important pour le Parlement en tant qu'organe législatif, il n'y a pas de mécanismes constitutionnels pour superviser le travail ou même les échecs du président à cet égard, s'il guide ce processus”, a dit Osmani.
D'autre part, Memli Krasniqi, chef du groupe parlementaire du Parti démocratique du Kosovo, ce parti au sein de la coalition au pouvoir, parlant de Radio Free Europe, ne considère pas du tout nécessaire de donner le mandat du Parlement au président du Kosovo pour la direction du processus de dialogue avec la Serbie.
Je pense qu'il est absurde de dire que le président doit donner au Parlement un mandat, pour quelque chose qui donne le mandat à la Constitution de la République du Kosovo. Nous pensons, comme le PDK, que l'Assemblée devrait être impliquée dans le processus de dialogue par l'information régulière de ses organes, au cours des négociations, ainsi que dans les sujets discutés et aussi dans les questions que le Kosovo devrait y présenter. Mais, dans ce contexte, nous nous attendons à ce que d'autres partenaires, qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition”, disent Krasniqi.
Cependant, M. Colak souligne que s'il y a une demande des groupes parlementaires du Kosovo, qui, sous quelque forme que ce soit, pourraient compléter le rôle et le mandat qu'il pourrait confier au président du Kosovo en ce qui concerne sa direction du processus de dialogue avec la Serbie, il serait bienvenu.
“J'invite donc les groupes parlementaires à publier, s'ils le jugent nécessaire, une résolution qui précise sous une forme ou une autre le cadre dans lequel le futur dialogue au plus haut niveau politique se poursuivra. Mais, comme je l'ai dit, quelles que soient les circonstances, ce processus conduira le président de la République du Kosovo”, a déclaré M. Colak.
Toutefois, les responsables de l'Union européenne ont mis en garde contre la possibilité d'une réunion de deux présidents - le Kosovo et les Hashim Thaci de Serbie et l'Alliance Vuciq - en mars. Toutefois, une invitation à une telle réunion n'est pas encore arrivée au Bureau de la présidence du Kosovo.












