KDI: Le projet de loi du Bureau exige un traitement attentif et un traitement des questions clés soulevées par la Commission constitutionnelle et de Venise

L'Institut démocratique du Kosovo (KDI) a tenu aujourd'hui une conférence de presse, où il a présenté ses positions concernant la version actuelle du Bureau d'État pour la vérification et la confiscation des richesses inexcusables, qui a été traitée pour examen à l'Assemblée. Lors de la conférence, KDI a souligné que le renforcement des mécanismes de saisie de biens [...]
L'Institut démocratique du Kosovo (KDI) a tenu aujourd'hui une conférence de presse, où il a présenté ses positions concernant la version actuelle du Bureau d'État pour la vérification et la confiscation des richesses inexcusables, qui a été traitée pour examen à l'Assemblée.
Au cours de la conférence, KDI a souligné que le renforcement des mécanismes de saisie de biens injustifiés est une mesure nécessaire dans la lutte contre la corruption. Toutefois, cette réforme doit s'appuyer sur des principes constitutionnels clairs, la sécurité judiciaire et le respect des droits fondamentaux afin d'être applicable et durable dans la pratique.
Bien que la KDI appuie en principe l'idée de saisie civile et le Bureau lui-même en tant que mécanisme, estime que la version actuelle du projet de loi ne tient pas pleinement compte des conclusions de l'action de la Cour constitutionnelle (KO46/23) et des recommandations de la Commission de Venise, laissant place à l'incertitude et au risque de violation des droits constitutionnels.
En particulier, KDI a soulevé des préoccupations au sujet de deux questions fondamentales. Premièrement, en ce qui concerne la valeur temporelle de la vérification des biens, où la période écoulée depuis 2008 crée une incertitude judiciaire et des conflits avec les normes fixées par la Cour constitutionnelle, qui a souligné la nécessité d'un délai raisonnable. Deuxièmement, en ce qui concerne les compétences en matière de publication du droit dérivé, le projet de loi confère au Bureau un large pouvoir discrétionnaire pour réglementer les procédures qui touchent directement les droits de propriété, questions qui devraient être clairement définies dans la loi elle-même.
Ainsi, KDI a souligné l'absence d'un processus de consultation publique littérale et exhaustive pour cette version du projet de loi, mettant en doute la transparence et la légitimité de la réforme.
Dans ce contexte, la KDI a envoyé une lettre à tous les députés de l'Assemblée du Kosovo avec des positions et des recommandations pour améliorer le projet de loi, ainsi qu'elle va bientôt préparer et publier une recherche parlementaire sur la question.
Le KDI demande au Parlement d'accompagner l'examen de ce projet de loi d'une manière ouverte, globale et fondée sur des normes constitutionnelles et européennes afin que des solutions qui puissent être évitées puissent aboutir à des pratiques instables ou contradictoires.












