Organisations internationales qui appellent d'urgence le gouvernement à revoir la loi proposée sur le mécanisme de prévention du crime

Les prestigieuses organisations internationales et régionales se sont jointes à la demande de l'Association des journalistes du Kosovo (AGK) et au Conseil des médias du Kosovo. Le Centre européen pour la presse et la liberté (ECPMF) a fait appel d'un communiqué [...]
Le Centre européen pour la presse et la liberté des médias (ECPMF), par l'intermédiaire d'un communiqué, a demandé au bureau du Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, d'examiner ce projet de loi.
Selon eux, le manque de transparence pendant la rédaction soulève des préoccupations, soulignant l'importance de la participation des journalistes et de la société civile.
Le 27 décembre, le gouvernement de la République du Kosovo a adopté le projet de loi pour la Commission indépendante des médias (KPM). Les principaux changements juridiques proposés sont les suivants:
- Les médias en ligne se soumettront à la licence et au contrôle de l'État par la Commission indépendante des médias (KPM).
Les médias en ligne opérant en tant qu'organisations non gouvernementales seront contraints d'ouvrir des entreprises pour satisfaire aux exigences en matière de licences.
Les médias en ligne seront obligés de s'inscrire sur le Dossier en ligne, qui sera géré par le KPM.
- Les médias en ligne devront obtenir la permission de KPM en cas de changement de propriété de plus de 10%.
- Les médias en ligne se soumettront à un régime de sanctions, y compris des amendes pouvant atteindre 40 000 euros.
- Le KPM comptera 11 membres et non sept, comme il le fait actuellement.
Les membres du KPM n'auront plus de mandats de deux, trois et quatre ans, mais un mandat de quatre ans avec des possibilités de réélection pour un autre mandat.
Le CEPPMF a qualifié cette initiative d'attaque ouverte contre la liberté de la presse au Kosovo.
“La menace de pénalité pouvant atteindre 40 000 euros pose des risques existentiels, surtout pour les médias critiques. Ce projet de loi perpétue une approche hostile du parti au pouvoir, signalant un effort continu pour renforcer le contrôle sur les médias” - dit plus loin dans le communiqué.
Le groupe des organisations pour la liberté de la presse a demandé au cabinet du Premier ministre de retirer le projet de loi et de l'aborder avec les normes du Conseil de l'Europe et de l'OSCE.
“L'implication réelle des journalistes, des ONG et de tous les actes est essentielle pour modifier les droits légaux”- est également soulignée dans le communiqué.











