Ambassadeur de France : La situation dans le nord du Kosovo est préoccupante et pourrait être évitée : Macron est fermement engagé

L'Ambassadeur de France Olivier Guerot, dans une interview pour Telegrafi, a parlé de l'évolution politique récente dans notre pays et des attentes de la communauté internationale pour le Kosovo et la Serbie dans le dialogue en cours. Diplomate de France a montré ce que les messages de la France et de l'Allemagne sont pour ces deux pays et ce qui est exactement attendu [...]
Le diplomate français a montré ce que sont les messages de la France et de l'Allemagne pour ces deux pays et ce qu'on attend exactement des parties.
L'Ambassadeur Guerot a également indiqué l'implication de son président d'État Emmanuel Macron dans le dialogue avec la Serbie au Kosovo.
L'Ambassadeur de France Olivier Guerot a parlé de l'évolution politique récente dans notre pays et des attentes de la communauté internationale pour le Kosovo et la Serbie dans le dialogue en cours.
Le diplomate français a montré ce que sont les messages de la France et de l'Allemagne pour ces deux pays et ce qu'on attend exactement des parties.
L'Ambassadeur Guerot a également indiqué l'implication de son président d'État Emmanuel Macron dans le dialogue avec la Serbie au Kosovo.
Entretien total:
Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Sholz en Moldavie ont rencontré la semaine dernière le président du Kosovo Vjosa Osmani et le président serbe Aleksandar Vuciq. Quels sont les messages de cette réunion?
Olivier Guerot : Les principaux messages que le président français et le chancelier allemand ont transmis au président du Kosovo et de la Serbie sont les suivants:
Nécessité d'organiser de nouvelles élections locales dans le nord du Kosovo ;
Nécessité d ' assurer la participation des Serbes aux nouvelles élections locales
Nécessité de progresser vers la création d ' une grande association municipale serbe
Ces messages sont inclus dans la déclaration des 27 membres de l'Union européenne publiée le week-end dernier, dans laquelle il existe des exigences spécifiques pour calmer la situation.
Comment évaluez-vous la situation créée dans le nord du Kosovo où des journalistes, des soldats de la KFOR et des forces de l'ordre ont été attaqués ?
Olivier Guerot : La situation dans le nord du Kosovo est inquiétante. Donc, dites les 27 Etats membres dans cette déclaration. Nous condamnons la violence contre les citoyens, les journalistes, les soldats de la KFOR et les forces gouvernementales. Nous exhortons les deux parties à éviter toute violence et à prendre des mesures pour calmer la situation. Cela implique en particulier de suspendre les actions non coordonnées de la police du Kosovo à proximité des installations municipales et de permettre aux nouveaux dirigeants d'exercer leurs fonctions auprès d'autres pays. Il s'agit également d'organiser de nouvelles élections dès que possible et de garantir la participation des Serbes. Pour assurer cette participation, il faut commencer sans plus tarder à travailler à l'établissement d'une association avec les municipalités à majorité serbe.
La France a récemment été plus impliquée dans le dialogue Kosovo-Serbie, comment voyez-vous la solution à ce problème?
Olivier Guerot : Le Président Macron est fermement attaché au dialogue Kosovo-Serbie, aux côtés du chancelier Scholz, comme indiqué à Chisinau. Nous sommes en contact étroit et régulier avec tous les pays qui, comme nous, sont très impliqués: au sein de l'UE, en particulier l'Italie, et bien sûr avec les États-Unis et le Royaume-Uni. Pour résoudre ce problème, il faut prendre les mesures à court terme susmentionnées et renforcer les deux parties au processus de dialogue afin de trouver une solution durable à la situation dans le nord du Kosovo, qui garantisse la sécurité et la participation démocratique de tous les citoyens et ouvre la voie à la mise en œuvre de l'accord sur la normalisation et de son annexe. Il s'agit notamment de commencer sans délai ou de conditions préalables à la création d'une association.
Qu'attend la communauté internationale du Kosovo et de la Serbie dans le dialogue entre les deux pays?
Olivier Guerot : L'accord d'Ohrid est utile pour les deux pays, et surtout pour leurs citoyens. C'est une étape importante et les engagements des deux pays permettraient de soulager la vie quotidienne pour tous. Il est essentiel de poursuivre cet effort dans le but de normalisation. Par conséquent, la communauté internationale attend du Kosovo et de la Serbie qu'ils cessent d'utiliser des discours de division, mettent fin à des actions unilatérales, prennent des mesures à court terme pour assurer l'apaisement de la situation dans le nord du Kosovo et reprennent de manière constructive dans le processus de dialogue, mettent en œuvre l'accord visant à normaliser ses relations et son annexe. Il s'agit là d'une condition claire de l'intégration dans l'Union européenne, ainsi que de la poursuite des réformes de l'intégration du Corps juridique, qui sont dans l'intérêt du Kosovo et de ses citoyens.
Vous êtes venu comme ambassadeur en 2022, quelles sont vos impressions dans cette période?
Olivier Guerot : Le Kosovo est un pays très beau, très attrayant. Je suis si heureux de connaître et d'essayer de visiter toutes les villes et de rencontrer autant de personnes que possible de toutes les communautés. Les gens sont fatigués des crises et des tensions. Beaucoup d'entre eux ont des membres de leur famille dans la diaspora en Suisse, en Allemagne, en France ou ailleurs et se sentent donc proches de mon pays. Je suis convaincu que l'avenir du Kosovo est au sein de l'Union européenne. Le président Macron a également été clair de notre vision de l'élargissement lors de son récent discours à Bratislava. C'est pourquoi le dialogue devrait reprendre et ne pas être entravé par des crises répétées. Surtout pas par une crise qui aurait pu être évitée comme c'est le cas pour la crise actuelle.
La France et le Kosovo entretiennent de bonnes relations, dans quels domaines peut-on renforcer la coopération entre les deux États?
Olivier Guerot : Nous avons des relations étroites, dont la base est la ferme volonté de la France et de ses soldats de libérer le Kosovo pendant la guerre, puis au moment de l'indépendance du Kosovo. Il est important de se rappeler que la France a toujours été témoin de son appui indéfectible dans des moments cruciaux pour le Kosovo. Certes, notre coopération est plus orientée vers l'avenir que la mémoire du passé. Nous participons à la formation des fonctionnaires au Kosovo parce que nous voulons un Kosovo fonctionnel, qui peut un jour rejoindre l'UE. Nous multiplions les liens avec une région du nord de la France, semblable au Kosovo sur le territoire. Nous développons également des activités culturelles très variées. Quelques exemples : Nous avons signé un accord pour faciliter la coproduction de films entre nos deux pays. Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère français et les professeurs pour préserver la qualité de l'apprentissage français. Nous effectuons des fouilles archéologiques dans la région d'Ulpiana, près de Gracanica, avec des archéologues du Kosovo formés en France. De plus, je veux plus d'étudiants du Kosovo en France, dans tous les domaines.
J'invite chaque étudiant, chaque parent, à se familiariser avec les programmes Erasmus+, qui facilitent et aident financièrement ces échanges. Les universités françaises offrent tous les cours possibles en français, bien sûr, mais très souvent aussi en anglais. L'Alliance française de Pristina peut répondre à toutes les demandes d'information à ce sujet. Et enfin, j'aimerais ajouter des échanges économiques. J'aime voir de nombreuses voitures françaises dans les rues du Kosovo et des produits français dans les magasins. Il y a déjà des investissements français considérables au Kosovo. L'aéroport de Pristina, par exemple, est géré conjointement par une société turque et une société française. Ce n'est qu'un exemple de beaucoup d'autres. Des entreprises françaises sont disposées à investir dans le domaine des énergies renouvelables. Nous travaillons à faciliter ces investissements parce que la lutte contre le changement climatique appartient également à tous les pays, le Kosovo.












