La KFOR double sa présence au nord, Ulustas : la firme de l'OTAN pour la stabilité dans la région

Le commandant de la KFOR Ozkan Ulutas dit qu'il y a quatre fois plus de troupes dans le nord après l'agression serbe du 24 septembre à Zvecan Banjsk, où le sergent de police Africa Bulnjak a été tué. Dans l'interview de Kosova Preiss, Ulutas reconnaît discrètement la situation dans le nord du pays, mais note que la même situation continue d'être [...]
Le commandant de la KFOR Ozkan Ulutas dit qu'il y a quatre fois plus de troupes dans le nord après l'agression serbe du 24 septembre à Zvecan Banjsk, où le sergent de police Africa Bulnjak a été tué.
Dans l'interview de Kosova Preiss, Ulutas reconnaît discrètement la situation dans le nord du pays, mais note qu'elle demeure fragile.
Il salue l'étroite coopération avec la police du Kosovo et EULEX, jusqu'à ce qu'il affirme que la KFOR continue d'opérer comme troisième intervenant en matière de sécurité.
“Nous poursuivrons nos efforts pour prévenir toute escalade et nous sommes prêts à répondre à tout défi, à adapter notre position au besoin et à poursuivre notre étroite coopération avec la police du Kosovo et EULEX”, dit-il dans l'interview écrite pour KosovaPress.
Entretien complet avec le commandant de la KFOR, Ozkan Ulustas :
KP : Que pouvez-vous nous dire sur la situation au Kosovo suite à l'agression du 24 septembre à Zvecan Banisk ?
Uluta: En général, la situation sur le terrain est calme mais fragile. Nous suivons de près chaque développement important de la sécurité. Après une augmentation des tensions au cours des derniers mois, l'OTAN a déployé 1 000 soldats supplémentaires et des moyens plus lourds. Nous avons quadruplé la présence de la KFOR dans le nord du Kosovo et triplé le nombre de patrouilles, y compris le long de la frontière administrative. Il s'agit là de mesures prudentes pour veiller à ce que la mission de la KFOR dispose des ressources nécessaires.
Nous avons une attitude souple et flexible dans tout le Kosovo qui nous permet de répondre à chaque scénario, dans le plein respect de notre mandat de l'ONU. La KFOR met l'accent sur la mise en oeuvre de son mandat de l'ONU fondé sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies en 1999 afin d'assurer un environnement sûr et sûr à toutes les personnes vivant au Kosovo et la liberté de circulation à tout moment et en toute impartialité.
KP : La KFOR est-elle prête à répondre à toute menace extérieure ?
Uluta : L'OTAN a déployé des forces de réserve supplémentaires avec des capacités supplémentaires au Kosovo, à la suite de tensions récentes, afin de s'acquitter de son mandat et d'empêcher toute nouvelle action. Le pouvoir de notre mission est actuellement d'environ 5 000 soldats, avec des contributions de 27 pays, y compris des alliés et des partenaires de l'OTAN. Le mandat de la KFOR est clair sur la base de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies; il offre un environnement sûr à toutes les personnes vivant au Kosovo et la liberté de circulation.
La KFOR continue d'opérer en tant que troisième intervenant en matière de sécurité, derrière la police du Kosovo et la mission d'État de droit de l'UE (EULEX), avec laquelle nous coopérons étroitement.
KP: Récemment, les chefs d'État ont averti que la Serbie se prépare à de nouvelles “attaques. Ces avertissements ont été lancés par la députée britannique Alicia Kearns pour l'armement des Serbes au Kosovo par des monastères. Y a-t-il d'autres occasions ? Avez-vous de telles informations? Comment voyez-vous le déplacement des troupes supplémentaires de la Serbie près de la frontière avec le Kosovo?
Uluta : Je ne spéculerai pas sur les scénarios futurs. Nous poursuivrons nos efforts pour prévenir toute escalade et sommes prêts à relever tout défi, à adapter notre position au besoin et à poursuivre une coopération étroite avec la police du Kosovo et EULEX.
Nous nous concentrons principalement sur la mise en œuvre de notre mandat de l'ONU pour assurer un environnement sûr et sûr à tous au Kosovo, à tout moment et de manière impartiale.
KP: Pouvez-vous nous en dire plus sur la coopération avec KSF?
Uluta : La KFOR communique régulièrement et de manière transparente avec toutes les parties internationales et locales concernées et salue constamment la situation en matière de sécurité au Kosovo.
Nous sommes en contact étroit avec les institutions du Kosovo et avec les organisations de sécurité du Kosovo, ainsi qu'avec le chef de la défense serbe. Cela est important pour éviter les malentendus, en particulier en période de crise et lorsque les tensions sont élevées.
Comme l'a clairement indiqué le Secrétaire général de l'OTAN lors de sa récente visite à Pristina, “tout déploiement de la Force de sécurité du Kosovo au nord du Kosovo nécessite le consentement de la KFOR”. Le secrétaire général de l'OTAN a également souligné que “Nous attendons des consultations sur toute action de la Force de sécurité du Kosovo ou de la police du Kosovo qui pourrait affecter la sécurité régionale”. Je compte sur tous mes homologues pour poursuivre notre coopération régulière sur ces questions importantes.
KP : L'OTAN envisage l'augmentation à long terme du contingent de maintien de la paix au Kosovo. Combien de temps pouvez-vous nous en parler ?
Uluta : Depuis plus de deux décennies, la KFOR maintient un environnement sûr pour tous au Kosovo et la liberté de circulation, conformément à notre mandat des Nations Unies. Des décennies de paix durement gagnée ne doivent pas être menacées. L'engagement de l'OTAN envers la KFOR demeure fort aujourd'hui.
Cela a été réaffirmé d'une voix forte et claire par le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, lors de son dernier voyage au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine, en Serbie et en Macédoine du Nord en novembre. Ce voyage était en fait une autre démonstration concrète de l'engagement indéfectible de l'OTAN en faveur de la stabilité dans la région.
La KFOR a constamment prouvé qu'elle est capable de s'adapter aux différents défis et changements de notre environnement opérationnel, grâce à une attitude souple, souple et visible dans tout le Kosovo. Notre mission a toujours été fondée sur des conditions et non sur des plans, ce qui signifie que tout changement dans le nombre de membres du personnel ou des positions de la KFOR sera fondé sur une évaluation des conditions sur le terrain suivie d'une décision du Conseil de l'Atlantique Nord, l'organe de décision de l'OTAN.











