Ancien président suisse : Le Kosovo a besoin d'une nouvelle reconnaissance, voilà le problème

L'ancienne présidente suisse Micheline Calmy-Rey et l'ancienne conseillère fédérale qui a dirigé la politique étrangère de l'État helvétique ont parlé du Kosovo dans une interview pour Swissinfo.ch, rappelant la période de la déclaration d'indépendance du Kosovo et les défis d'aujourd'hui pour le nouvel État. Calmy-Rey a déclaré que dans le contexte de la guerre en Ukraine, [...]
L'ancienne présidente suisse Micheline Calmy-Rey et l'ancienne conseillère fédérale qui a dirigé la politique étrangère de l'État helvétique ont parlé du Kosovo dans une interview Suisseinfo. ch, rappelant la période de la déclaration d'indépendance du Kosovo et les défis d'aujourd'hui pour le nouvel État.
Calmy-Rey a déclaré que dans le contexte de la guerre en Ukraine, le Kosovo a besoin de nouvelles reconnaissances et d'adhésions aux organisations internationales.
Je dirais que la guerre en Ukraine a changé la situation. Les pays des Balkans occidentaux ont pris une plus grande importance stratégique. Ce sont de nouveaux États dont les relations avec la Russie sont asymétriques et pas toujours simples”, a-t-elle dit.
“Dans ce contexte, le Kosovo a besoin de la reconnaissance d'autres États pour s'adresser aux organisations internationales. Elle souhaite devenir membre de l'Union européenne et de l'OTAN”, a ajouté Calmy-Rey, répondant à la question des défis auxquels le Kosovo est actuellement confronté.
En parlant de la non-reconnaissance du Kosovo par cinq pays de l'UE, elle a déclaré que “les médiateurs de l'UE suivent une politique qui, dans une certaine mesure, protège la Serbie”.
“De Albin Kurti est tenu d'accorder une plus grande autonomie aux municipalités serbes. La compensation devrait être la reconnaissance du Kosovo par la Serbie, mais le président serbe dit qu'il ne le fera jamais. Et voici le problème du Kosovo”, dit Calmy-Rey, après l'Express.
Il y a un an, l'ancien président suisse Michelin Calmy-Rey a été honoré au Kosovo. Le président Vjosa Osmani lui avait remis la médaille de “L'Ordre de l'indépendance”.












