Ambassadeur de France : L'Association est une deuxième Republika Srpska, le Kosovo s'est engagé à le faire

L'ambassadeur de France au Kosovo, Marie Christine-Butel, dans une interview a parlé de la libéralisation des visas, de l'accord d'association et du processus de dialogue avec la Serbie, et de l'accord final entre Pristina et Belgrade. Buttel a montré que la France est l'un des pays sceptiques pour la libéralisation et a souligné que ce scepticisme est lié à la peur [...]
L'ambassadeur de France au Kosovo, Marie Christine-Butel, dans une interview a parlé de la libéralisation des visas, de l'accord d'association et du processus de dialogue avec la Serbie, et de l'accord final entre Pristina et Belgrade. Bhutel a montré que la France est l'un des pays sceptiques pour la libéralisation et a souligné que ce scepticisme est lié aux craintes d'une migration potentielle qui pourrait être causée par la suppression du régime des visas pour le Kosovo. L'Association des communistes serbes affirme qu'il s'agit d'un accord que le Kosovo s'est engagé à mettre en œuvre en tant qu'État sérieux tant qu'il indique une seconde République Srpska”, ni la composante du fonctionnement de l'État du Kosovo. Pour l'issue de l'accord final, il souligne qu'il appartient au Kosovo et à la Serbie d'accepter, jusqu'à ce qu'il mentionne la période 2022-2024 comme le temps que Pristina et Belgrade doivent utiliser pour parvenir à un accord final.
Le président Macron a promis que pendant cette période de six mois, alors que la France dirigerait la présidence de l'Union européenne, une attention particulière sera accordée aux Balkans occidentaux. Il a également promis une conférence pour la région. À quoi la région peut-elle s'attendre au cours de ces mois?
Marie Christine-Butel: Lors d'une conférence de presse le 9 décembre dernier, concernant l'orientation principale de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, le président Macro a souligné qu'elle serait mise en avant sur deux priorités géographiques: l'Afrique, dans le voisinage sud de l'Europe et les Balkans occidentaux, parce que plus que les voisins, les Balkans occidentaux sont au cœur de l'Europe. C'est la raison pour laquelle une conférence pour les Balkans occidentaux est prévue en juin, qui ne sera pas un Sami de l'UE Balkans, déjà prévu par la présidence tchèque dans le second semestre de l'année, mais un événement réunissant des dirigeants des États membres et des institutions européennes, ainsi que des représentants de la société civile pour traiter des problèmes communs.
Les Kosovars se tournent maintenant vers l'Union européenne depuis plusieurs années sur la question de la libéralisation des visas. La Commission européenne a répété à maintes reprises que le Kosovo avait satisfait aux conditions. Entre-temps, Paris officiel n'allume toujours pas le feu vert pour soutenir le Kosovo sur cette question parce que les conditions n'ont pas été suffisamment remplies. Dans quelle mesure l'approche de la France changerait-elle et pourrait-elle se produire avant les élections présidentielles d'avril?
Marie Christine-Butel: Dans le cadre du processus de libéralisation des visas, la Commission européenne a défini une liste de critères techniques qu'elle considérait comme remplis par le Kosovo et qui, en fait, ont fait l'objet d'importantes réformes pour y parvenir. Cette étape est importante, mais pas suffisante. En effet, il convient de souligner que les décisions de courte durée en matière de visas et donc d'accès à l'espace Schengen sont de nature politique et, pour cette raison, appartiennent aux gouvernements des États membres réunis au sein du Conseil de l'UE. Il faut déterminer que ces décisions ne sont pas prises par consensus mais à la majorité qualifiée, ce qui signifie qu'un seul État ne peut les bloquer.
Quant à la libéralisation des visas pour le Kosovo, il est vrai que la France est l'un des États, avec plusieurs autres, qui ont exprimé des réserves, parce que ces États sont préoccupés par les risques, en particulier ceux de la migration, qui pourraient être causés. Il importe donc que le Kosovo prouve que des mesures concrètes ont été mises en œuvre pour maîtriser ces risques et que des résultats tangibles ont été obtenus, tant en ce qui concerne la prévention des migrations illégales que la lutte contre la corruption et les crimes graves.
Peut-on s'attendre à ce que la France mette la question de la libéralisation des visas au Kosovo en ordre sur le Conseil des ministres de l'UE?
Marie Christine-Butel : Compte tenu du contexte international, les ordres du jour des futurs conseils sont probablement occupés et certaines décisions peuvent être difficiles à prendre par les États membres.
Concretement, cela signifie que, en ce qui concerne la libéralisation des visas, la participation de la France ou de tout autre État qui dirigera la présidence à l'ordre du jour du Conseil de l'UE ne peut être envisagée (présentée/planifiée), que si la majorité requise pour une décision favorable est assurée.
Dialogue au Kosovo La Serbie est l'un des enjeux auxquels la France s'est engagée activement, notamment en 2019-2020, alors qu'il y avait une coordination Macron-Merkel. Nous nous souvenons du Sommet de Berlin et de Paris. Toutefois, aucun effort de ce type n'est déjà fait pour aider l'UE. Peut-on s'attendre à quelque chose de semblable à l'avenir?
Marie Christine-Butel : La France reste très attachée à la question du dialogue entre le Kosovo et la Serbie. Il soutient la médiation du Représentant spécial de l'Union européenne Miroslav Lajčak. Elle a été témoin de son engagement en organisant, avec l'Allemagne, deux sommets en 2019 et 2020. La France est toujours disposée à oeuvrer dans ce sens une fois que le Kosovo et la Serbie auront mis en œuvre les accords signés et qu'ils apporteront la preuve concrète de leur volonté de faire avancer le dialogue.
Actuellement, le dialogue au Kosovo - la Serbie est bloquée. Le haut représentant de l'UE, M. Borell, a déclaré qu'à l'heure actuelle, le Kosovo n'exprime pas le désir de s'asseoir à la table du dialogue. Avez-vous eu l'occasion de parler à M. le Président ? L'étape pour laquelle ce refus de revenir aux négociations est en train de se dessiner, et pensez-vous qu'il est dangereux de poursuivre le statu quo?
Marie Christine-Butel: Le dialogue n'a pas d'autre alternative; c'est une question de sécurité et de prospérité pour le Kosovo et la Serbie, pour la région et pour l'Europe dans son ensemble. Je suis convaincu que toutes les parties en sont pleinement conscientes.
Une des questions très controversées est celle de la création de l'Association des municipalités serbes. Pensez-vous qu'il devrait être établi et quelle est votre réponse pour ceux qui craignent une seconde “Republika Srpska”?
Et si le Kosovo refuse de l'établir en tant que décision de la Cour constitutionnelle, comme la France, y a-t-il jamais eu de modélisation dans la question de l'association ou pouvez-vous vous attendre à en proposer une quelconque pour établir une association de sorte qu'il n'y ait pas de danger de répéter ce qui se passe en Bosnie-Herzégovine?
Marie Christine-Butel : Dans le cadre de l'état de droit international le plus commun, avec la signature de deux accords en 2013 et 2015 pour l'association et la reconnaissance des municipalités dirigées par les Serbes, le Kosovo a pris le relais pour les mettre en œuvre en tant qu'État souverain et responsable. Entre-temps, les deux accords signés laissent beaucoup de place aux autorités du Kosovo pour déterminer le cadre juridique, le statut et le fonctionnement de cette entité. Déjà de ces autorités, et seules celles-ci sont censées faire des propositions à cet égard. Mais il n'y a aucun moyen de compromettre le bon fonctionnement des institutions du Kosovo, ni la création d'une nouvelle “Republika Srpska”.
L'accord final de la Serbie au Kosovo, selon vous, à quoi devrait-il ressembler? Éliminez-vous toute modification des frontières et devriez-vous inclure la reconnaissance mutuelle du Kosovo dans l'accord final, la Serbie?
Ainsi, l'UE, lorsqu'elle parle de Belgrade final de Pristina, souligne systématiquement le terme “accords complets juridiquement contraignants” et ne mentionne pas la reconnaissance mutuelle. Pendant ce temps Washington le dit clairement. Voyez-vous un danger si la reconnaissance mutuelle ne se produit pas en vertu de cet accord?
Marie Christine-Butel : L'accord final sera le résultat de négociations entre le Kosovo et la Serbie. Il appartient aux deux parties de définir son contenu en fonction des points sur lesquels elles se sont entendues, l'objectif étant au moins d'être global, définitif et juridiquement contraignant.
Selon vous, quand serait-il idéal pour le Kosovo et la Serbie de parvenir à un accord final et pensez-vous que l'absence de calendrier pour les parties cause des difficultés et des retards dans le processus?
Marie Christine-Butel: Après les élections en Serbie en avril, il y aura une période de deux ans Kosovo et la Serbie devra utiliser pour parvenir à un accord avant les élections européennes en 2024 et les élections au Kosovo en 2025. Il n'est pas nécessaire de fixer des échéances pour s'assurer que, lorsqu'une telle opportunité se présente, vous devez l'utiliser et tout faire pour obtenir un résultat. /Expresser/












