Escobar affirme que le public sera également impliqué dans les discussions sur le plan franco-allemand

Les États-Unis d'Amérique sont pleinement associés au processus de dialogue entre le Kosovo et la Serbie. Gabriel Escobar, secrétaire d'État adjoint et envoyé spécial des États-Unis pour les Balkans occidentaux, a déclaré que le retrait des Serbes du Kosovo des institutions du Kosovo n'est pas une solution aux différends actuels et qu'il est [...]
Après deux jours, la mise en œuvre des mesures de sanction du Kosovo commence pour les conducteurs qui portent des plaques d'immatriculation illégales. Comment le Département d'État américain considère-t-il cette situation?
Escobar: Nous espérons que les deux parties parviendront à un accord dans les prochains jours, avec le soutien de l'émissaire spécial de l'UE. Nous continuons d'appuyer activement ces efforts.
La liste serbe a officiellement déclaré qu'elle ne participerait pas aux élections locales anticipées dans les quatre municipalités du nord du pays. Comment le Kosovo doit-il se comporter dans cette situation?
Escobar : Nous appuyons la démocratie multiethnique, diversifiée et globale du Kosovo, ainsi que des élections libres, justes et légitimes. Nous sommes conscients des préoccupations de la communauté quant à l'absence de conditions propices à la réussite des élections. Mais il est important que le Gouvernement du Kosovo soit responsable de ces préoccupations. Les élections doivent se dérouler dans un esprit démocratique, sans influence politique.
Deux des principales conditions requises pour que les Serbes retournent au Kosovo sont le report de la décision sur les plaques d'immatriculation et l'établissement d'une association. Quel est votre message au Kosovo?
Escobar: Les États-Unis d'Amérique sont d'accord avec l'Union européenne pour dire que les récents développements sont inquiétants et mettent en péril les progrès significatifs réalisés dans le dialogue lancé par l'UE.
Le retrait des Serbes du Kosovo des institutions du Kosovo n'est pas une solution aux différends actuels et il est possible d'aggraver encore les tensions sur le terrain.
Toutes les parties doivent prendre des mesures pour réduire les tensions et assurer la paix et la stabilité. Des actions et des discours qui accroissent les risques de violence mettent en danger des vies innocentes et celles des forces internationales de maintien de la paix sur le terrain.
Le Kosovo et la Serbie doivent faire preuve d'une flexibilité maximale et parvenir à un accord dans les prochains jours pour calmer la situation. Les parties doivent alors doubler leurs engagements dans le dialogue, y compris la mise en œuvre des accords qu'elles ont déjà signés, c'est-à-dire le lancement de négociations pour la création de l'Association des grandes communautés serbes.
Les parties ont reçu un plan franco-allemand ou européen. Pouvez-vous nous donner plus de détails ? Qu'y a-t-il dans ce plan de deux pages ?
Escobar: Les progrès vers la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo grâce au dialogue facilité par l'UE sont très importants pour la stabilité régionale et européenne, alors que nous sommes confrontés à l'agression de la Russie en Ukraine et à la crise des chocs que la conquête brutale et injustifiée de Poutine a causé dans toute l'Europe. Les détails de la proposition sont examinés dans le cadre du dialogue mené par l'UE. Nous le soutenons fermement : je pense qu'après les discussions entre les deux gouvernements, une plus grande participation du public commence.
J'ai un partenariat complet avec mes homologues de l'UE. Nous sommes engagés chez Quinn. Comme l'intégration européenne est l'aspiration des deux pays (Kosovo et Serbie v.j), ce processus devrait naturellement être dirigé par l'UE. Les États-Unis sont très attachés à l'UE, avec les deux parties et les partenaires européens pour soutenir pleinement ce processus. Cet engagement est politiquement, financièrement, par le biais du renforcement des capacités et de tout autre mécanisme dont nous disposons pour assurer le résultat final, qui crée une stabilité à long terme pour la région. Les États-Unis ont activement soutenu les efforts de l'UE pour gérer la situation actuelle. Le nombre d'heures de travail est égal à celui des heures de travail.












