Le Parlement européen invite de nouveau cinq pays de l'UE à reconnaître le Kosovo

Le Parlement européen invitera de nouveau cinq pays de l'Union européenne, qui n'ont pas reconnu le Kosovo, à le faire dès que possible. Cette invitation du PE est réitérée dans le projet de rapport pour le Kosovo, préparé à la Commission de la politique étrangère par le rapporteur du Kosovo Violet von Cremon. Cet appel ne [...]
Cette invitation du PE est réitérée dans le projet de rapport pour le Kosovo, préparé à la Commission de la politique étrangère par le rapporteur du Kosovo Violet von Cremon. Cet appel n'est pas nouveau, car le Parlement européen reste la seule institution de l'UE depuis que le début se réfère au Kosovo en tant qu'État et appelle constamment les États membres à reconnaître la citoyenneté du Kosovo.
“ont constaté que les cinq Etats membres n'ont toujours pas reconnu le Kosovo et ont demandé à plusieurs reprises à ceux-ci de le faire; il est souligné que la reconnaissance serait bénéfique pour la normalisation des rapports entre le Kosovo et la Serbie”, dit le document.
Ce rapport comprend une période de deux ans, puisqu'il n'y avait pas de rapport du Parlement européen en 2019 parce qu'il s'agissait d'une année d'élections européennes, et que de nouvelles compositions du PE étaient attendues.
Selon le projet de rapport, le Kosovo continue de souffrir d'instabilité politique, surtout après les élections législatives d'octobre 2019. Le Kosovo doit redoubler d ' efforts pour résoudre les problèmes de l ' état de droit, des droits fondamentaux, du fonctionnement des institutions et du développement économique. Il regrette également le retrait d ' une équipe spéciale de lutte contre la corruption au sein de la police du Kosovo.
Le rapport souligne que le Kosovo reste le seul État de la région des Balkans occidentaux dont les citoyens ont besoin de visas pour se rendre dans l'espace Schengen, même si le Kosovo remplit toutes les conditions de libéralisation des visas depuis 2018.
Par conséquent, avec ce rapport, basé sur son projet de texte, l'Eurodeputs se félicite de la répétition de la position de la Commission européenne selon laquelle le Kosovo peut bénéficier de la libéralisation des visas et invite le Conseil à avancer d'urgence vers la mise en place d'un régime sans visa pour les citoyens du Kosovo, écrit rel.
Le Parlement européen, par le biais de ce rapport, exige du Kosovo qu'il intensifie ses efforts dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée et qu'il fasse preuve d'une plus grande volonté politique, même en remplissant des conditions spécifiques avec l'agenda des réformes européennes (ERA).
Ce texte exprime le regret que le gouvernement du Kosovo a décidé d'éliminer le ministère des Intégrations européennes, mais il exige que les nouvelles structures disposent du niveau approprié de compétences pour pouvoir coordonner le processus d'intégration.
Une partie considérable du rapport élaboré par le PE est consacrée au dialogue entre le Kosovo et la Serbie. Le PE, dit dans le rapport, se félicite de la reprise du dialogue et de l'engagement exprimé par les deux pays en faveur du processus. Pristina et Belgrade sont invitées à poursuivre leur engagement constructif à la recherche d'accords globaux, mais aussi à appliquer les accords conclus jusqu'ici.
De plus, l'accord conclu à Washington le 4 septembre pour normaliser les relations économiques est annoncé et souligne que la coopération transatlantique est un facteur clé de stabilité dans la région.
Des efforts supplémentaires sont nécessaires dans ce document pour découvrir le sort des personnes non découvertes depuis la récente guerre au Kosovo. Il réitère également son appui à la création de la Commission régionale pour les faits de crimes de guerre et de violations graves des droits de l'homme sur le territoire de l'ex-Yougoslavie (RECOM).
“Demander davantage d'efforts pour examiner les demandes de la famille des personnes non découvertes, ouvrir les archives de guerre et découvrir des données pour les personnes qui sont toujours portées disparues de la période de guerre de 1998-1999 au Kosovo”, selon le document.
Le rapport traite également de l'état de l'environnement au Kosovo, où des niveaux élevés de pollution sont mis en évidence au Kosovo et exige que les capacités de production d'électricité augmentent à partir de sources de remplacement. Le PE se déclare préoccupé par le taux élevé de mortalité précoce due à la pollution et cherche à résoudre ces problèmes et à perturber progressivement la production d'énergie à partir du charbon.
Dans ce sens, le Kosovo doit respecter les normes européennes, tandis que la Commission européenne doit inclure le Kosovo dans la stratégie de l'accord européen vert.
Le rapport a été rédigé par le rapporteur pour le Kosovo au Parlement européen, Violet von Cremon. Il sera d'abord débattu par la Commission des affaires étrangères du Parlement européen, où il sera voté en tant que rapport. Elle sera ensuite débattue et adoptée en tant que résolution du Parlement européen lors d'une session plénière.












