C'est la stratégie de la France pour le Kosovo, d'autres pays des Balkans

L'ambassade de France en Macédoine du Nord a publié aujourd'hui la Stratégie des Balkans occidentaux, approuvée à la demande du président français Emmanuel Macron, dans le but de se rapprocher des pays de la région et, selon certaines informations, de soutenir les activités de l'UE pour les rapprocher de l'Europe. La stratégie a été publiée en français, en macédonien et en [...]
La stratégie a été publiée en français, macédonien et albanais sur le site de l'ambassade de France à Skopje, un jour après le sommet des dirigeants des pays des Balkans occidentaux à Berlin.
Le président Macron a souligné l'élaboration de la stratégie sur la base de l'analyse selon laquelle les pays de la région, la Slovénie, la Croatie, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le nord de la Macédoine, le Monténégro et la Serbie, ont fait des progrès importants, mais de nombreuses réformes qui permettraient une stabilisation permanente et une réponse aux défis auxquels ils sont confrontés.
Texte
Depuis le début de 2000 et la fin des conflits armés liés à l'éclatement de la Yougoslavie, le développement démocratique, économique et social des pays des Balkans occidentaux (Slovénie, Croatie, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine septentrionale, Monténégro, Serbie) a reconnu des progrès visibles. La Slovénie est devenue membre de l'Union européenne en 2004, tandis que la Croatie est devenue membre de 2013.
Toutefois, de nombreuses réformes sont nécessaires pour permettre à la région de se stabiliser à jamais et de relever les défis auxquels elle est confrontée: politique (les désaccords résolus, même si l'Accord de Prespa présente un progrès évident et un exemple de dialogue régional); les problèmes économiques et sociaux qui se posent lors de l'établissement permanent de l'État de droit; les questions de sécurité qui s'écartent de la perspective européenne.
Sur la base de ces conclusions, le Président de la République de France a appelé à l'adoption d'une stratégie concrète pour les Balkans occidentaux, de manière à ce que la France s'engage davantage à stabiliser six pays des Balkans occidentaux, qui ne sont pas membres de l'Union européenne, en termes de développement économique et social et de renforcement de l'État de droit.
Les mesures concrètes.
- La France intensifiera ses relations politiques avec les pays de la région. Le président de la République de France se rendra en Serbie en juillet. Le ministre des Affaires européennes et des Affaires étrangères se rendra en Albanie et au Kosovo cette année. En outre, d'autres visites de membres du gouvernement et de députés dans tous les pays de la région contribueront à renforcer nos relations. 2 / 1 La France renforcera sa coopération bilatérale avec les pays de la région dans quatre domaines : 1. Développement économique et social par l'intervention de l'Agence française de développement (AFD)
Un accord intergouvernemental avec la Serbie a été signé le 25 février. Cinq autres accords doivent être négociés. L'AFD soutiendra l'intégration régionale des pays des Balkans occidentaux pour les aider à les développer et à les stabiliser. Elle soutiendra la transition vers le développement durable, avec la priorité de la transition énergétique et environnementale, ainsi que la transition territoriale, domaines dans lesquels l'AFD pourra évaluer son expérience et son expertise française, tout en contribuant à la réalisation des objectifs climatiques définis par les autorités françaises. L'AFD mettra également en œuvre des projets dans le domaine de l'égalité des sexes et soutiendra la réconciliation et la jeunesse, par l'intermédiaire du Bureau régional pour la coopération entre les jeunes dans les Balkans occidentaux (RIKO) (fondé selon le modèle franco-allemand OFAZH). L'aide annuelle fournie par l'AFD-JA (de 100 à 150 millions d'euros) servira de soutien constructif au financement d'autres donateurs, en particulier l'Institut allemand de crédit pour la reconstruction (KfV), avec lequel il existe une coopération étroite.
- Sécurité
Lutte contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre : poursuite de la mise en œuvre des instructions franco-allemandes pour la mobilisation des pays de la région, par des mesures concrètes (notamment en matière de sécurité, de lutte contre les réseaux de trafic d'êtres humains et de création de stocks illégaux d'armes) et par la coordination de l'assistance de la communauté internationale en vue de lutter contre le trafic d'armes. Renforcer notre coopération bilatérale, notamment : créer des unités permanentes de renseignement dans le domaine de la criminalité (UPRC). Lutter contre le terrorisme et le radicalisme avec l'appui de la création de plates-formes pour signaler ou présenter des contenus illégaux sur Internet. Renforcer notre mécanisme de coopération opérationnelle pour les questions de sécurité intérieure. 3. Droiture
Poursuite de la coopération technique dans la lutte contre le trafic de drogue, le trafic d'armes et la traite des êtres humains, ainsi que dans la lutte contre la criminalité organisée et la corruption. La mise en place d'une nouvelle coopération dans le domaine de la criminalité financière et économique, la lutte contre le commerce avec les biens culturels et les types protégés, qui peuvent également être des sources de financement du terrorisme. Mettre en place des équipes d ' enquête conjointes avec tous les pays de la région;
- Protection
Intensification des échanges avec les pays de la région (dialogues politiques-stratégiques, visites des autorités militaires). Copie du commandement de l'opération EUFOR-Althea le 27 mars. La plus grande option pour la formation des officiers des pays des Balkans occidentaux dans les écoles de formation françaises, ainsi que des citoyens de ces pays, à l'Institut d'études supérieures de protection nationale (IHEDN). Appui à la participation des pays des Balkans occidentaux aux opérations conjointes de maintien de la paix à l'étranger.
3 / 1 La stratégie de la France pour les Balkans occidentaux vise à soutenir et à répondre à la volonté de l'Union européenne de soutenir l'approche de la région à l'égard de l'Europe.
Elle complète également les activités entreprises dans le cadre du processus de Berlin, auquel la France participe depuis sa création et sera mise en œuvre à temps partiel dans le cadre franco-allemand: lutte contre le trafic illicite des armes légères; soutien au Bureau régional de coopération pour la jeunesse (RIKO) Coopération entre l'Agence française de développement et l'Institut allemand du crédit, destinée à la reconstruction; visites conjointes dans la région.












