La drôle de revanche de Poutine sur les États-Unis

Les législateurs russes ont approuvé à l'unanimité mardi, lors de leur première lecture, le projet de loi de représailles contre les États-Unis et d'autres pays occidentaux pour le déploiement le mois dernier de sanctions contre certaines des plus grandes entreprises russes et des hommes d'affaires ont diffusé VoA. Une des mesures permettrait au Kremlin d'imposer [...]
Les législateurs russes ont approuvé à l'unanimité mardi, lors de leur première lecture, le projet de loi de représailles contre les États-Unis et d'autres pays occidentaux pour le déploiement le mois dernier de sanctions contre certaines des plus grandes entreprises russes et des hommes d'affaires ont diffusé VoA.
L'une des mesures permettrait au Kremlin d'imposer en réponse “contre la sanction” inclusivement. Dans le cadre d'une autre mesure, l'application des sanctions imposées par les États-Unis contre la Russie est considérée comme une infraction pénale ou la communication de données ou de conseils concernant des actes punitifs.
En vertu de la loi proposée, le refus d'offrir des services ou le refus de faire affaire avec des oligarchs russes ou des sociétés auxquelles des sanctions ont été imposées par les États-Unis seraient condamnés à quatre ans de prison maximum. Les mesures proposées ont alarmé les investisseurs et ouvert la perspective d'un cycle d'actions de vengeance.
Après que le projet de loi ait obtenu son approbation en première lecture, le représentant du Kremlin, Alexander Sinenko, a déclaré que le gouvernement russe soutient la réponse parlementaire aux sanctions visant à punir Moscou pour son intervention présumée à l'élection présidentielle américaine de 2016 et d'autres activités malveillantes.
Le président américain Donald Trump a ordonné la mise en œuvre des sanctions le mois dernier.
La vengeance de la Russie aura un impact insignifiant sur les États-Unis, puisque les flux commerciaux sont insignifiants. Mais la vengeance bouleverserait les relations déjà tendues entre les États-Unis et la Russie, que les analystes considèrent comme le point le plus bas depuis la guerre froide.
Comme on le dit, les sanctions américaines imposées à la Russie en avril, visant plus de 20 oligarques proches du président russe Vladimir Poutine, ont prouvé qu'elles avaient eu un impact plus important que prévu sur la Russie. Mais à ce stade, les sanctions ne font rien sur la possibilité de contrer les citoyens ordinaires au Kremlin, ou de minimiser la popularité globale du leader russe, toujours si les dernières données de vote sont correctes.











