Le ministère de l'Intégration réagit à Kurt: Votre proposition de démarcation est simplement une perte de temps

Le ministère des Intégrations européennes à travers un communiqué pour les médias a déclaré que la proposition de démarcation du leader de Vetevendosje Albin Kurti n'est pas du tout une option, car elle propose simplement une perte de temps à travers des conférences et des colloques. Albin Kurti par une lettre publique a été adressée au Premier ministre, Ramush Haradinaj, pour que la démarcation soit réglée par cinq points [...]
Albin Kurti a adressé une lettre publique au Premier ministre, Ramush Haradinaj, pour que la solution de démarcation passe par les cinq points qu'il a proposés. Il a dit qu'une fois, il fallait corriger la situation avec la Commission mixte, puis la ratifier.
Le ministère de l'Intégration européenne affirme que la seule condition reste la ratification de la démarcation, alors qu'il l'a invitée à la ratifier dès que possible.
Voici le communiqué du Ministère de l'intégration :
Aujourd ' hui, le Président du Mouvement Vetevendosje, M. Albin Kurti, a présenté, par une lettre publique mais ensuite par une conférence de presse, un avis sur la manière de résoudre la question de la démarcation.
L'option de présentation, non seulement n'est pas fondée sur les faits et la réalité politique et juridique établie, mais en fait elle n'est pas du tout une option, puisqu'elle propose simplement une perte de temps par le biais de conférences, de colloques et de débats théoriques, à un moment où les citoyens attendent la détermination et la responsabilité des députés du Parlement de la République du Kosovo et en particulier ceux du Mouvement Vetevendosje.
Les citoyens du Kosovo n'ont pas besoin de conférences et de discussions théoriques, mais des décisions de l'État pour assurer leur libre circulation. M. Kurti, dans le pire des cas, se fonde sur des objectifs politiques quotidiens, tandis que dans le meilleur des cas, il ne connaît pas le processus de libéralisation des visas.
En juin 2012, le Kosovo a accepté 94 critères dans le cadre du guide pour la libéralisation des visas. À ce jour, le Kosovo en a rempli 92. Les autres critères de libéralisation des visas sont clairs et rédigés par la Commission européenne dans la proposition juridique de libéralisation des visas en mai 2016, qui est requise: la ratification de l'accord de démarcation avec le Monténégro et le renforcement de la lutte contre la criminalité organisée et la corruption.
L'engagement de toute personne sur des sujets importants pour trouver des solutions à la démarcation est le bienvenu sur d'autres questions. Seule une communication ouverte peut être productive. Mais la meilleure aide est apportée par les travaux, non en prolongeant les discussions sans fin, en devenant un obstacle aux décisions. Encore moins par la désinformation publique pour les critères de libéralisation des visas.
La démarcation appartient aux institutions, et dans ce cas, au Parlement, et ici, à chaque parti politique et représentant. Le débat a été consumé et tout a été fait, c'est maintenant le moment de la décision. Cette affaire est sur la table depuis 2015. La réouverture de cette discussion entraîne un retard dans la libéralisation et de nombreux obstacles au processus d'intégration. De plus, il risque de traiter avec un voisin qui a fait tout son possible pour répondre à nos exigences.
Dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée, il n'y a pas de place pour interpréter ce que ce critère signifie.
Les mauvaises interprétations sont néfastes parce qu'elles créent de la confusion, même ceux qui doivent faire leur travail, et dans ce cas, ce ne sont pas le gouvernement du Parlement, mais des institutions indépendantes de justice. Le gouvernement et l'Assemblée se sont acquittés de leurs obligations dans ce domaine du droit, ont créé un environnement conforme aux normes européennes, et nous avons fourni des ressources financières au système judiciaire. Nous pensons, en même temps, que même les institutions judiciaires ont fait un bon travail qui sera évalué positivement par la Commission européenne elle-même. La Commission européenne est informée en détail de toute évolution dans le cadre du respect de ce critère, et le dernier mot aura cette institution.
Nous soulignons que l'interconnexion des deux critères de libéralisation des visas, respectivement, la démarcation et la lutte contre la criminalité organisée et la corruption sont préjudiciables, et non dans l'intérêt du Kosovo. Nous devons répondre à ces critères sans les enfermer dans les discours publics sur ce qui se passera si l'un remplit et l'autre ne le fait pas. Les deux critères doivent être respectés. C'est si simple. Nous estimons qu'aux fins de la libéralisation des visas, les critères de lutte contre la corruption et la criminalité organisée sont remplis. Bien entendu, nous sommes conscients que la lutte contre ce phénomène devrait s'intensifier encore davantage, car les progrès dans ce domaine sont d'abord dans l'intérêt de nos citoyens, puis de l'Union européenne.
La route est libre. La ratification de la démarcation devrait avoir lieu le plus tôt possible. Cela ouvrira la voie aux murs de l'isolement des citoyens du Kosovo. Tout report de la ratification de la démarcation poussera le Kosovo à s'isoler davantage non seulement de l'Union européenne, mais aussi de la scène internationale.
L'option présentée aujourd'hui par le Président du Mouvement Vetevendosje, M. Albin Kurti, dans une lettre publique, n'est pas du tout une option, c'est simplement une perte de temps par le biais de conférences, de colloques et de débats théoriques, à un moment où les citoyens attendent la détermination et la responsabilité des députés de la République du Kosovo et de ceux du Mouvement Vetevendosje.
Enfin, le ministère de l'Intégration européenne invite publiquement tous les députés de la République du Kosovo à prendre le dernier train pour assurer la libéralisation des visas aux citoyens du Kosovo. En particulier, il est demandé aux députés du Mouvement Vetevendosje de rejoindre le consensus politique de tous les partis politiques dans un but d'État et civique qui dépasse les intérêts étroits de tout parti ou individu.











