Plus de 400 meurtres pendant une décennie au Kosovo

Plus de 400 meurtres pendant une décennie au Kosovo

En dix ans au Kosovo, selon les données de la police du Kosovo, 419 meurtres ont eu lieu. Entre-temps, ce n'est qu'en janvier et février de cette année que cinq cas de meurtre sont survenus. Selon les responsables de la police du Kosovo, les motifs de ces meurtres seraient différents. Le porte-parole de la police Bajram Krasniqi dit à Radio Europe [...]

Selon les responsables de la police du Kosovo, les motifs de ces meurtres seraient différents. Le porte-parole de la police, Bajram Krasniqi, raconte à Radio Free Europe que le nombre de meurtres a diminué ces dernières années.

Depuis 2008, il y a eu 45 cas de meurtre, en 2010, le nombre de décès a été le plus élevé 59. En 2012, 50 meurtres ont été enregistrés, et depuis cette année le nombre de cas a diminué, où en 2017 nous avons eu 27 meurtres”.

“Les motivations sont différentes, mais le motif ultime d'un meurtre est révélé lorsque l'affaire se termine dans les organes de la justice. Nous pouvons soupçonner qu'un meurtre a été commis pour de faibles motifs, comme représailles ou divers, mais pendant l'enquête cela pourrait changer ce”, Krasniqi dit.

Selon les experts en matière de sécurité, les armes en possession illégale de citoyens circulant au Kosovo seraient les principaux responsables de la partie destructrice des meurtres et d'une multitude de crimes qui se seraient produits.

Dans le passé, un tel phénomène a été soulevé par les députés de l'Assemblée du Kosovo. Les armes à feu sans autorisation étaient une menace permanente pour la sécurité des citoyens.

Avni Islami, spécialiste des affaires de sécurité, explique à Radio Free Europe que la possession d'armes illégales constitue une menace pour la sécurité des citoyens.

Ces meurtres ont pour conséquence le grand nombre d'armes illégales. Au Kosovo, après la fin de la guerre, on estime qu'il y a environ 350 000 armes entre les mains des citoyens, allant des armes à feu aux armes de chasse. Il s'agit d'un problème inquiétant, et les institutions du Kosovo n'ont jusqu'à présent trouvé aucune solution, de sorte qu'au moins les armes de combat puissent être retirées des mains des citoyens et remises aux institutions compétentes. Donc, à la suite de ces armes, nous avons un certain nombre de tels meurtres”, dit l'islam de Radio Free Europe.

Les estimations font état d'un grand nombre d'armes illégales au Kosovo, qui sont largement laissées en dehors de la période de guerre 1998-1999. Ce chiffre aurait même dépassé 300 000 armes légères.

Les institutions du Kosovo, ajoute Islami, doivent trouver des moyens pour au moins combattre les armes qui doivent être retirées des mains des citoyens et organisées pour se rendre aux autorités.

Il devrait y avoir un moyen pour les citoyens de livrer des armes qu'ils détiennent illégalement. Faites-en une forme pour ceux qui remettent leurs armes et reçoivent à la fois de l'argent liquide et tout autre moyen que les citoyens peuvent leur donner. Ensuite, les autres armes sont enregistrées et tous ceux qui possèdent des armes sont entraînés et veillent à ce qu'une arme soit conservée. De cette façon, je crois que le nombre de meurtres au Kosovo sera réduit”, dit l'islam.

Depuis l'après-guerre, le porte-parole de la police du Kosovo, Bajram Krasniqi, a confisqué et détruit diverses armes.

Au fil des ans, la police du Kosovo a confisqué un grand nombre d'armes à feu qui sont illégalement entre les mains de citoyens. Il a également détruit ces armes au fil des ans. En 2017, il a confisqué plus de 1211 armes et 30 000 pièces de munitions diverses. En plus des saisies, la police a fait campagne pour ne pas utiliser d'armes dans les fêtes, ni dans divers conflits entre citoyens”, dit Krasniqi.

D'après les recherches effectuées, les conséquences de l'après-guerre, de la peur, de la méfiance à l'égard des institutions et de la tradition sont parmi les raisons pour lesquelles les citoyens du Kosovo détiennent illégalement des armes. La réduction du nombre de possessions d'armes sans l'autorisation des citoyens est considérée comme un défi pour le Kosovo. / REL

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