Le renforcement des régimes de retraite conduit le Kosovo à une crise budgétaire

Le Kosovo est “Le budget ne peut permettre une augmentation aussi rapide des dépenses consacrées aux régimes sociaux. Sans parler des autres régimes de retraite à l'étude. S'ils étaient mis en oeuvre, les dépenses augmenteraient à des degrés instables”, dit entre autres dans une interview pour Radio [...]
Le Kosovo est “Le budget ne peut permettre une augmentation aussi rapide des dépenses consacrées aux régimes sociaux. Sans parler des autres régimes de retraite à l'étude. S'ils étaient mis en œuvre, les dépenses augmenteraient à des degrés instables”, explique Ruud Vermeulen, chef du Fonds monétaire pour le Kosovo, dans une interview pour Radio Free Europe.
Il semble très alarmant de parler d'une crise à ce stade. Toutefois, si nous examinons les tendances croissantes et les pressions exercées sur la mise en oeuvre de nouveaux régimes sociaux classiques, que ce soit pour les enseignants, les policiers, les mineurs de Trepca, etc., le Kosovo pourrait être sur la voie d ' une crise budgétaire. C'est évidemment quelque chose que nous voudrions éviter.
L'année dernière, le Kosovo a dépensé environ 383 millions d'euros pour des programmes sociaux, soit 30 % de plus qu'en 2015. Les deux tiers de cette augmentation ne sont dus qu'à un régime de pensions d'anciens combattants, jusqu'à ce que 13 300 anciens combattants aient commencé à recevoir des pensions au cours de la dernière partie de 2015 (plus de 12 000 qui ont été envisagés au début) et ce nombre est ensuite passé à 36 000 à la fin de l'année dernière.
Cette année, on estime que les dépenses consacrées aux régimes sociaux dépasseront 400 millions d'euros, soit une augmentation de plus de 10 % par rapport à l'année dernière. Environ un tiers de cette augmentation vient de nouveau à cause d'un programme pour les anciens combattants puisque plus de 2 000 nouveaux bénéficiaires ont été ajoutés cette année.
Si nous attendons avec impatience, le budget du Kosovo ne peut pas se permettre une augmentation aussi rapide des dépenses consacrées aux régimes sociaux. Sans parler des autres régimes de retraite à l'étude. Si elles étaient mises en œuvre, les dépenses passeraient à des taux instables.
Permettez-moi de souligner que cette situation est non seulement préoccupante en raison des coûts budgétaires et de la modification de l'argent des contribuables qui serait disponible pour des dépenses plus productives en matière d'éducation, de santé et d'infrastructure, mais aussi préoccupante en raison de l'impact sur le marché du travail.
Les régimes de retraite régénératifs et ils peuvent être comparés aux salaires minimums et moyens et exiger que les bénéficiaires soient en dehors des relations de travail peuvent faire sortir un grand nombre de Kosovars qui sont en mesure de travailler et peuvent également décourager les salariés de trouver un emploi (de cette manière dans ce qu'on appelle les salaires du livre). Cela nuit à la compétitivité et à la croissance économique du Kosovo”.












