L'Allemagne, la France et les Etats du Benelux proposent un droit de vote limité pour les nouveaux membres de l'UE

Un groupe d'États membres de l'Union européenne (BE) ont proposé que les futurs membres du bloc, au cours d'une période de transition suivant l'adhésion au bloc, aient des droits limités.
Parmi les principales restrictions figure la proposition selon laquelle les nouveaux membres ont un droit de vote limité.
“L'UE devrait tenir une discussion détaillée sur la possibilité de restrictions temporaires, la transition des droits de vote pour les nouveaux États membres, en particulier dans les domaines de l'acquis de l'UE, où l'unanimité est requise [par exemple, élargissement, politique étrangère et de sécurité commune, cadres financiers pluriannuels], en tenant compte des sensibilités judiciaires et politiques”, dit dans le soi-disant non-perceit signé par l'Allemagne, la France et les États du Benelux (Holand, Belgique et Luxembourg).
Free Europe Radio a eu accès à ce document informel.
Non-paper est un document informel utilisé dans les milieux diplomatiques européens pour présenter de nouvelles idées, tester des attitudes ou proposer des solutions, sans forcer la partie à prendre une position formelle.
À l'heure actuelle, le seul véritable État susceptible d'adhérer à l'UE est le Monténégro, l'Union européenne ayant décidé de constituer un groupe ad hoc qui travaillera à l'élaboration du projet d'accord d'adhésion.
C'est la première fois après 17 ans que l'UE commence à rédiger un accord d'adhésion, après 2009, lorsque le même processus a commencé pour la Croatie.
La Croatie est membre à part entière de l'UE depuis 2013, ce qui représente la période la plus longue de l'histoire du bloc européen sans élargissement, respectivement, l'admission de nouveaux membres.
Le document souligne que la situation géopolitique a considérablement changé depuis l'adhésion de la Croatie à l'UE et que l'élargissement serait considéré non seulement comme un processus technique fondé sur le crédit, mais aussi comme un investissement stratégique dans la paix, la sécurité, la stabilité et la prospérité de l'Europe.
Les auteurs du document estiment qu'un modèle général pour les futurs accords d'adhésion est nécessaire et un catalogue d'options pouvant être ajusté aux propriétés de chaque État candidat. Il est également proposé d'élaborer un cadre standard pour les futurs accords d'adhésion, avec la possibilité de s'adapter aux candidats individuels et aux défis que leur adhésion pourrait apporter à l'UE.
Ces cinq États membres de l'UE proposent de renforcer et d'étendre la validité des clauses de sauvegarde, qui seraient mises en œuvre sur des questions liées à la sécurité intérieure, à la sécurité économique et à la durabilité des interventions étrangères.
L ' attention spéciale accordée au renforcement de l ' état de droit
Selon le document, l'état de droit est le domaine le plus important dans lequel des clauses de protection seraient appliquées. Cinq États membres de l'UE proposent la clause dite de prévention des revers par rapport aux valeurs européennes et à l'État de droit. La violation de cette obligation, qui apparaît dans le document, pourrait automatiquement déclencher des sanctions financières, des procédures de violation ou de nouveaux mécanismes de sauvegarde.
Il est également suggéré que les institutions de l'UE aient la possibilité de réagir aux graves violations de l'État de droit, des principes démocratiques et de la liberté des médias.
Il est proposé, entre autres, de suspendre certaines formes de coopération avec le nouvel État membre qui commettent ces violations.
En outre, la participation au ministère public européen devrait être une condition politique préalable à l'adhésion de nouveaux États. Ceci est considéré comme un instrument important pour protéger l'État de droit et lutter contre l'utilisation abusive des fonds européens.
Prévention des éventuels blocus et manque de coopération
Le document propose l'introduction d'une clause spéciale qui rappellerait aux nouveaux membres l'obligation de coopération loyale avec l'Union européenne.
Le comportement qui mine l'unité, la confiance mutuelle et le processus décisionnel de l'UE cause de graves dommages à l'ensemble du bloc européen”, selon les auteurs du document.
C'est pourquoi ils estiment que les accords d'adhésion devraient contenir des mécanismes permettant d'y répondre. /rel












