Shea: La stabilité politique au Kosovo, sinon la voie à suivre dans le processus d'intégration euro-atlantique

L'ancien haut fonctionnaire de l'OTAN, Jamie Shea, estime que l'activisme au Congrès américain sur la question de l'adhésion du Kosovo à l'alliance militaire devrait être compris plus comme le déploiement d'un programme à long terme qu'un impact immédiat. Il dit qu'il retient l'attention politique du Kosovo à Washington et crée une marge de manœuvre pour une future possibilité, lorsque les conditions dans les relations entre le Kosovo et la Serbie et en eux-mêmes l'OTAN seront plus favorables.
Mais franchement, jusqu'à ce qu'il y ait stabilité politique au Kosovo, parce que trois séries d'élections en 18 mois ne sont pas un bon signe... donc jusqu'à ce qu'il y ait plus de stabilité après les élections de juin, il n'y a pas de voie claire dans le processus d'intégration euro-atlantique”, dit Shea pour Radio Free Europe.
Le Kosovo, dans moins d'un mois, tiendra les troisièmes élections législatives dans un délai d'un an et demi, les deux cycles précédents n'ayant pas permis de créer des institutions stables en raison d'un manque de consensus entre les partis politiques.
Shea convient également qu'il est important de faire pression sur les États non reconnus, mais ajoute que le Kosovo ne peut pas compter uniquement sur les États-Unis, soulignant la nécessité d'une approche plus équilibrée à l'égard de l'Europe.
Le Kosovo devrait bénéficier d'un effort de lobby plus équilibré et d'un lobby aussi fort à Berlin, Paris, Londres ou Varsovie qu'à Washington. Le soutien aux seuls États-Unis a peut-être fonctionné dans le passé, au cours des années BAR90, mais aujourd'hui n'est plus une stratégie efficace”, estime Shea.












