“La justice ne peut pas être sélective”, les journalistes du Kosovo se tournent vers l'UE et les États-Unis pour le processus de La Haye

Un groupe de journalistes du Kosovo s'est adressé aux institutions de l'Union européenne et au gouvernement des États-Unis avec une réponse dans laquelle des préoccupations sérieuses ont été soulevées sur la manière dont les processus sont en cours dans les chambres spécialisées du Kosovo à La Haye, en particulier dans le cas de Hashim Thaci, Kadri Veselin, Rexhep Selimi et Jakup [...]
Un groupe de journalistes kosovars s'est adressé aux institutions de l'Union européenne et au Gouvernement des États-Unis pour leur faire part de leurs graves préoccupations quant à la manière dont les procédures sont en cours dans les chambres spécialisées du Kosovo à La Haye, en particulier dans le cas de Hashim Thaci, Kadri Veseli, Rexhep Selimi et Jakup Krasniqi.
Dans la lettre, entre autres, ces préoccupations ne sont pas dites politiques, mais s'appuient sur des reportages de médias indépendants.
Journalistes présents : 1. Blendi Fevziu (Klan TV, Albanie) 2. Adriatique Kelmendi (Klan Kosovo, Kosovo) 3. Vénus Sarachini Kelmendi (RTV 21, Kosovo) 4. Liberté Mehmetaj (VOX Kosovo, Kosovo) 5. Berat Buzhala (Nanational, Kosovo) 6. Ermal Pandur (RTV Dukagini, Kosovo) 7. John (Top Channel, Albanie) 8. Leonard Kerquki (T7 & Express journal, Kosovo) 9. Alban Dudush (RT SH, Albanie) 10. Sadiku (Canal 10, Kosovo).
Total Éducation
La vision ne peut pas être sélective
Dirigé vers l'Union européenne et les institutions gouvernementales des États-Unis
Nous, un groupe de journalistes du Kosovo et de la région, exprimons de sérieuses préoccupations quant à la manière dont les processus sont en cours dans les Chambres spécialisées du Kosovo à La Haye, en particulier dans le cas de Hashim Thaci, Kadri Veselin, Rexhep Selimi et Jakup Krasniqi.
Ces préoccupations ne sont pas politiques. Ils s'appuient sur des rapports de médias indépendants, des réactions de la société civile, des évaluations institutionnelles et des positions d'experts judiciaires.
L'UE et les États-Unis ont non seulement soutenu la création de cette cour, mais ils ont garanti qu'elle représenterait les normes de justice les plus élevées. C'est précisément pour cette raison que tout écart par rapport à ces normes constitue un test direct de leur crédibilité.
Aujourd'hui, ce test est sérieusement remis en question.
Les interventions des juges au-delà du rôle d'arbitre neutre
Depuis plus de cinq ans sans décision définitive
) Procrastination du processus au-delà de toute norme de “
) manque de transparence dans les séances privées
Accepter les preuves sans vérification suffisante
Décisions qui s'écartent des principes fondamentaux européens comme leçon de mythe
Ce ne sont pas des détails procéduraux. Ce sont des questions qui touchent l'essence de la justice.
Dans ce contexte, nous cherchons des réponses claires:
Qui est responsable de cette longue détention?
Comment l'impartialité du jugement est-elle garantie?
Pourquoi la transparence est-elle une exception et non une règle?
Que se passe-t-il si des normes internationales sont trouvées?
Et surtout, cette cour fonctionne-t-elle comme un mécanisme de justice ou comme un instrument à deux niveaux ?
Le Kosovo a modifié sa Constitution sous pression internationale, avec la certitude que la justice sera juste, transparente et égale.
Aujourd'hui, cette foi est vacillante.
De telles questions ne nuisent pas à la justice.
Le silence l'est.
Si un tribunal construit au nom des valeurs européennes perd la confiance du public, il risque de passer d'un symbole de justice à un symbole de fragilité.
Et c'est un coût que personne ne peut se permettre.












