IKD: Modifier la composition de la Commission de contrôle de la jurisprudence est illégal

L'Institut pour la justice du Kosovo (IKD) réagit à la décision du Gouvernement de la République du Kosovo de modifier la composition de la Commission chargée de fournir un test de jurisprudence. Cette décision a motivé la nécessité de traiter un grand nombre de plaintes énumérées pendant le mandat de la commission préliminaire, qui, selon les déclarations publiques, [...]
Toutefois, L'IKD estime que cette décision est ouvertement contraire à la loi. Les membres actuels de la Commission chargée de fournir le test de jurisprudence ont des mandats actifs d'ici décembre de cette année, un mandat défini avec des décisions pertinentes qui ont été abolies par le Gouvernement sans aucune base juridique. La loi no 08/L-033 relative au contrôle de la jurisprudence, dans toute disposition, ne permet pas au gouvernement de modifier la composition de cette commission pendant la durée du mandat de ses membres. Par conséquent, l'interruption du mandat de cette manière, sur la base de raisonnements généraux et abstraits, représente une action arbitraire, violant le principe de légitimité et de sécurité judiciaire.
La manière dont la composition de cette commission est jugée suscite de sérieux doutes quant à l'ingérence dans ses travaux. Ces allégations sont encore aggravées lorsqu'il s'agit du fait que le Ministère de la justice, contrairement à la loi, n'a pas annoncé de délais pour l'établissement du critère de la jurisprudence depuis l'échéance d'avril 2025. Dans ces conditions, il n'est pas possible de distinguer la modification de la composition de la Commission de la façon dont ce processus est administré par le Ministère de la justice.
Pour ces raisons, L'IKD estime qu'il s'agit d'une décision illégale et appelle la République du Kosovo à ne pas voter la même décision. L'Assemblée ne doit pas légitimer une décision qui a été prise sans fondement juridique et qui porte atteinte à la crédibilité, à la sécurité juridique et à l'indépendance du fonctionnement de cette Commission.
D'autre part, le sérieux dilemme se pose également par rapport à la nouvelle composition proposée de la Commission. Le président de cette commission a été désigné M. Arian Gashi, qui exerce actuellement les fonctions de chef du Conseil des procureurs du Kosovo. Conformément à l'article 18.5 de la loi no 06/L-056 du Conseil des procureurs du Kosovo, “le président, le vice-président et les procureurs membres du Conseil n'ont pas le droit d'exercer toute autre fonction publique ou professionnelle pour laquelle ils sont rémunérés, outre l'enseignement dans les établissements d'enseignement supérieur, l'Académie de justice ou les affaires introduites par la loi”.
De même, le maintien de deux postes de direction soulève des dilemmes par rapport à la loi no 06/L-011 sur la prévention des conflits d'intérêts dans la fonction publique de l'Armée. L'article 13.2 de cette loi dispose que le haut fonctionnaire ne peut être membre que d'un organe de gestion d'une société publique, d'une société d'actions publiques, ainsi que d'organes d'autres institutions publiques, sauf disposition expresse de la loi. Selon le même article, le haut fonctionnaire, dans la qualité du membre des organes cités, n'a pas le droit de payer, à l'exception du droit de compenser les dépenses de voyage et autres dépenses connexes. Face à ces dilemmes quant à l'existence d'un conflit d'intérêts, la DCI estime qu'il incombe toujours à l'Agence de prévention de la corruption d'examiner l'existence éventuelle d'un conflit d'intérêts dans le cas concret.Périscope












