Tony Blair “peut diriger Gaza”, selon le modèle du Kosovo

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a proposé de reprendre la direction provisoire de Gaza après la fin de la guerre entre Israël et le Hamas. Selon les médias internationaux, Blair a déjà préparé un plan par l'intermédiaire de son institut, “Tory Blair Institute for Global Change (TBI)”, pour la gestion de l'après-guerre. L'une des options envisagées est la création [...]
Selon les médias internationaux, Blair a déjà préparé un plan par l'intermédiaire de son institut, “Tory Blair Institute for Global Change (TBI)”, pour la gestion de l'après-guerre.
L'une des options envisagées est la création d'une administration internationale de transition semblable à celle mise en oeuvre au Kosovo après 1999. Ce modèle envisage la transition progressive du pouvoir vers les institutions locales, en l'occurrence l'Autorité palestinienne (AP), après sa réforme.
Par “Le gardien”, Blair a proposé la direction d'une administration provisoire à Gaza, qui transférerait plus tard le pouvoir à l'AP, a diffusé Telegrafi.
Sa proposition a reçu le soutien de quelques personnalités proches du président américain Donald Trump, dont son gendre, Jared Kouchner, et l'émissaire Steve Whitkoff. Lors d'une réunion à la Maison Blanche le 27 août, ils ont présenté à Trump l'idée de la participation de Blair à ce rôle.
Blair, ancien émissaire spécial du Quatuor pour le Moyen-Orient (l'ONU, les États-Unis, l'UE et la Russie), est prêt à sacrifier “le temps” pour contribuer à la fin du conflit et à la construction de la paix à Gaza, selon les sources du “The Economist”. Trump a soutenu ce plan et l'a présenté lors de pourparlers avec des dirigeants de Turquie, du Pakistan, d'Indonésie et de cinq États arabes à l'ONU.
Le plan de Blair prévoit la création d'une structure appelée “L'International Casider for Gas (GITA)”, qui serait déployée par l'ONU et fonctionnerait pendant plusieurs années. Cet organe aurait une autorité politique et juridique suprême pendant la transition et comprendrait des représentants palestiniens, des fonctionnaires de l'ONU, des experts économiques et des représentants des États musulmans.
Dans ce plan, Gaza et la côte ouest seraient réunies, dans le but de finalement passer l'Autorité palestinienne avec le soutien de l'Arabie saoudite, que les États-Unis considèrent comme la clé du succès du projet. Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman a exigé que toute solution d'après-guerre aboutisse à la création d'un État palestinien, que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyyahu a rejeté.
Selon les enquêtes menées par TBI, plus de 25 % des Palestiniens à Gaza préfèrent la participation internationale au gouvernement, tandis qu'un troisième soutient le retour de l'Autorité palestinienne.
Le président Mahmoud Abbas a déclaré que son administration était disposée à assumer la responsabilité de la sécurité et de la gouvernance à Gaza, sans la participation du Hamas. Cependant, le Hamas veut jouer un rôle non militaire, y compris dans le secteur de l'éducation.
D'autre part, Israël a refusé d'avoir un rôle d'AP à Gaza, mais a engagé “constructivement” pour examiner les plans internationaux. Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a suggéré que Gaza puisse devenir une zone de développement économique et a déclaré que des pourparlers avec les États-Unis sur la division des territoires étaient en cours.
L'expérience de Blair dans les régions sortant d'un conflit, comme le Kosovo et le Moyen-Orient, est considérée comme une priorité dans cet effort. Il a été l'un des plus grands partisans des interventions de l'OTAN au Kosovo et a visité le pays plusieurs fois après la guerre.













