<x0)

À l'occasion de la Journée internationale des personnes disparues, sur les quais des parkings souterrains (près de la place George Bush), Pristina, Kosovo.” a été inauguré le mémorial “Life Tree”, dédié à plus de 1 600 personnes qui sont toujours portées disparues à la suite de la guerre au Kosovo. Le mémorial, conçu sous la forme d'un tronc sans branche, représente des vies violentes brisées et [...]
À l'occasion de la Journée internationale des personnes disparues, sur les quais des parkings souterrains (près de la place George Bush), Pristina, Kosovo.” a été inauguré le mémorial “Life Tree”, dédié à plus de 1 600 personnes qui sont toujours portées disparues à la suite de la guerre au Kosovo.
Le mémorial, conçu sous la forme d'un tronc sans branche, dépeint les vies et le vide violemment brisés laissés derrière par l'absence des disparus. À l'intérieur il y a des noms gravés. Certains noms sont écrits avec la main des membres de la famille eux-mêmes, créant un lien permanent entre la mémoire et le manque.
Le directeur du Fonds pour le droit humanitaire du Kosovo, Bekim Blakaj, a parlé de l'engagement à long terme de l'organisation à documenter le sort des disparus et à garder leur mémoire vivante.
Ce mémorial n'est pas seulement une œuvre d'art, dit-il, mais un espace permanent pour notre société sans oublier.” Blakaj a remercié la famille pour sa confiance et sa séparation de la douleur, ainsi que tous les partenaires qui ont contribué à la réalisation du projet. Il a décrit l'arbre de vie “comme un lieu de réflexion, mais aussi comme un lieu où la justice et la responsabilité sont nécessaires. Ce mémorial a été largement salué comme une contribution précieuse à la culture de la mémoire au Kosovo. Ce n'est pas seulement un hommage aux disparus, mais aussi un appel public pour que le passé ne soit jamais surestimé et que l'injustice ne se répète plus jamais.
Le président de la municipalité de Pristina Progress Rama a déclaré que cette œuvre d'art ne guérit pas la douleur mais donne la parole. Il a nommé “L'Arbre de la vie” comme un jalon dans la mémoire collective, nous appelant non pas à permettre à la mémoire de rester seulement dans le cœur des membres de la famille, mais à devenir une partie de notre conscience commune.
Les noms gravés ici sont plus que des lettres sur le bois; ils sont la mémoire publique que n'importe quel nom, chaque vie, a un nom et une identité, a dit Rama, soulignant que leur absence est une blessure non coupée, mais que par ce mémorial est appelé à ne pas oublier et chercher la justice.
Idée par Dea Djindjic et Armand de Benoist de Genissart, le mémorial est plus que l'art, c'est un témoignage collectif, un pays où l'histoire personnelle devient partie intégrante de notre histoire commune.
Ce mémorial a été mis en œuvre par le Fonds pour le droit humanitaire au Kosovo, en partenariat avec le Centre suisse Burimore pour les personnes disparues et avec le soutien du Bureau de l'Union européenne au Kosovo et du Département fédéral suisse des affaires étrangères.












