Le dialogue dans l'ombre de la crise politique interne, l'UE montre quand il y aura prochaine réunion

Le manque d'institutions légitimes au Kosovo après les élections législatives du 9 février, ainsi que les protestations en cours en Serbie, ont éclipsé le dialogue de Bruxelles, disent les connaisseurs. Malgré les messages du président français Emmanuel Macron pour l'importance du dialogue, les attentes pour progresser vers la normalisation des relations entre les deux pays [...]
Le manque d'institutions légitimes au Kosovo après les élections législatives du 9 février, ainsi que les protestations en cours en Serbie, ont éclipsé le dialogue de Bruxelles, disent les connaisseurs. Malgré les messages du président français Emmanuel Macron pour l'importance du dialogue, les attentes pour progresser vers la normalisation des relations entre les deux pays sont faibles.
Dans l'Union européenne, ils disent qu'ils travaillent avec les parties en vue d'une normalisation complète des rapports Kosovo-Serbie, en abordant toutes les questions en suspens. Le même accent est que la possibilité de nouvelles réunions trilatérales à Bruxelles dépend de la disponibilité des parties.
En ce qui concerne les déclarations de Macroni dimanche après des entretiens avec le président de la Serbie, Aleksandar Vuciq, la présidente Kosova a envoyé des questions au gouvernement en place, mais il n'en est pas de même.
Le Kosovo et la Serbie se sont mis d'accord en 2023 sur l'accord de base de Bruxelles, puis sur l'annexe Ohrid, mais cet accord n'a pas encore été mis en œuvre.
Un porte-parole de l'Union européenne dit que le gouvernement attend du Kosovo et de la Serbie qu'ils respectent rapidement leurs engagements dans le cadre de la normalisation globale de leurs relations.
Selon lui, la voie des deux pays vers l'Union européenne passe par le dialogue avec l'UE:
“L'UE, en tant que facilitateur du dialogue, travaille avec les parties en vue d'une normalisation complète des rapports entre le Kosovo et la Serbie, en abordant toutes les questions en suspens. L'UE attend de la Serbie et du Kosovo qu'ils honorent rapidement leurs engagements dans le cadre du dialogue, étant donné le lien direct entre la normalisation globale des relations et les perspectives concrètes de leurs aspirations à l'adhésion à l'UE. La route vers l'Union européenne pour les deux parties passe par le dialogue facilité par l'UE”, a déclaré en réponse.
Dritaro Arifi, professeur à l'intégration européenne, déclare que le dialogue en 2025 s'est arrêté, entre autres, en raison de la crise politique au Kosovo. Selon lui, aucun gouvernement en exercice ne peut négocier quoi que ce soit sans pleine légitimité.
Les tensions entre le Kosovo et la Serbie ont récemment augmenté en raison de l'arrestation du fonctionnaire serbe au Kosovo, Igor Popovic, pour incitation à la haine et divisions ethniques. Pendant ce temps, la Serbie a arrêté l'ancien fonctionnaire de police Arbnor Spahiu en juin, avec des allégations liées à l'attaque terroriste serbe à Banjska, où trois autres assaillants ont été tués.
L'UE l'a déjà appelée à éviter les actions unilatérales affectant les tensions croissantes et allant à l'encontre de l'esprit de normalisation.
En ce qui concerne les possibilités d'organiser des réunions bilatérales et trilatérales au niveau des négociateurs de haut niveau et au niveau technique, ils se disent disposés à attendre la prochaine série de pourparlers, mais cela dépend de la disponibilité des parties.
Le dialogue se poursuit avec des réunions bilatérales et trilatérales régulières au niveau des négociateurs en chef et au niveau technique. La dernière réunion trilate au niveau des négociateurs en chef a eu lieu en juin. L'UE est prête à accueillir la prochaine série de pourparlers dès que les parties seront prêtes, y compris au plus haut niveau. Les prochaines réunions seront annoncées à temps”, indique la réponse du bloc.
Cependant, malgré la possibilité de réunions futures, le professeur Arifi dit qu'il n'attend rien de concret en termes d'application des accords et de normalisation des rapports Kosovo-Serbie.
Selon lui, il y a beaucoup de mots et peu d'emplois, en particulier les médiateurs du dialogue. Il souligne la nécessité que la Serbie soit sanctionnée par l'UE, car elle a déjà violé l'accord. C'est pourquoi, selon lui, le Président Macron, lorsqu'il parle d'actions unilatérales qui sapent le processus, devrait aussi pointer le doigt sur la Serbie.
La Serbie, en décembre 2023, a envoyé une lettre à Bruxelles, où elle a indiqué qu'elle n'appliquerait pas les dispositions spécifiques de l'Accord de base, dans lequel, selon les institutions du Kosovo, la reconnaissance de facto du Kosovo par la Serbie est incluse.
En février 2025, le nouveau ministre du dialogue, le diplomate danois Peter Sorensen, a été nommé. Il a tenu plusieurs réunions dans le cadre du dialogue cette année, mais n'a pas donné de résultats concrets../Periscopi/












