L'espace pour la société civile avec la détérioration des tendances, dit le rapport du Réseau de développement de la société civile des Balkans

Le Réseau de développement de la société civile des Balkans (BCSDN), dont la Fondation de la société civile du Kosovo (KCSF), a publié le onzième rapport annuel de la matrice de suivi sur la création d'un environnement favorable au développement de la société civile, offrant une analyse détaillée et factuelle de l'état des libertés [...]
Le Réseau de développement de la société civile des Balkans (BCSDN), dont la Fondation de la société civile kosovar (KCSF), a publié le onzième rapport annuel de la matrice de suivi sur la création d'un environnement favorable au développement de la société civile, offrant une analyse détaillée et factuelle de l'état des libertés fondamentales dans les Balkans occidentaux (Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro, Macédoine, Nord, Serbie, Albanie) et en Turquie pour 2024.
Dans le rapport, on s'inquiète de l'aggravation de la démocratie, de la tendance à rétrécir l'espace civique dans la région, des obstacles administratifs, des dissensions politiques hostiles à l'égard des organisations de la société civile (OSC) et de la pression accrue exercée sur les journalistes et les militants.
Principales constatations au niveau régional:
La mise en œuvre des libertés fondamentales parmi les principaux défis : Bien que le cadre juridique de la plupart des pays garantisse le droit d'organisation, de rassemblement et de liberté d'expression, leur application continue d'être gravement violée. Les organisations de la société civile sont confrontées à des procédures compliquées d'enregistrement, de contrôles financiers et administratifs disproportionnés, ainsi qu'à des dissensions politiques et à des dénigrements, y compris des accusations telles que <x0 étranger”, en particulier en Serbie, en Bosnie-Herzégovine et en Turquie.
La stabilité financière reste un défi: les organisations de la société civile continuent de rencontrer de graves difficultés en raison du manque d'accès à différentes sources de financement, mais des systèmes fiscaux peu développés et fragmentés, ainsi que du soutien public souvent caractérisé par la politisation et le manque de transparence.
Coopération instable entre les gouvernements et les OSC : Bien que de nombreux pays aient adopté des stratégies formelles de développement de la société civile, la participation réelle des OSC à l'élaboration des politiques demeure superficielle et peu transparente. Les processus consultatifs sont souvent rapides ou superficiels, tandis que les organisations indépendantes et critiques sont souvent négligées en favorisant les acteurs proches du gouvernement.
Principales conclusions pour le Kosovo :
Le financement public manque de transparence pour les OSC : La plate-forme du gouvernement central pour le financement public des organisations de la société civile en République du Kosovo n'a pas rempli sa fonction de mécanisme de transparence et de comptabilité, ce qui marque une diminution continue de la fonctionnalité. Le rapport note que des différences de déclaration de plus de 5 millions d'euros ont été enregistrées, ce qui soulève de graves préoccupations au sujet de la réglementation, de la transparence et de la responsabilité en matière d'argent public.
Changements dans l'environnement juridique des CVMO : En tant qu'évolution positive, l'Assemblée du Kosovo a adopté la nouvelle loi sur l'interdiction de l'exploration de capitaux et du financement du terrorisme, par laquelle elle a retiré les organisations de la société civile de la liste des sujets en attente d'examen par la Cour constitutionnelle en marquant un pas vers l'adoption de normes internationales et, éventuellement, l'assouplissement des obstacles bancaires à l'OSEC. Les récentes modifications apportées à la loi sur la liberté d'association à l'ONG ont porté de 30 à 45 jours le délai légal d'examen des demandes d'enregistrement d'ONG, ce qui n'était que trop long par rapport aux normes internationales et aux délais qui s'appliquent aux pays de la région pour les procédures d'enregistrement d'ONG, créant ainsi des obstacles juridiques qui rendent difficile l'exercice du droit d'être associé par l'intermédiaire de l'ONG.
La coopération gouvernementale reste limitée : Bien qu'il existe des documents stratégiques pour le développement de la société civile, la participation réelle des CVMO à l'élaboration des politiques demeure souvent procédurale et superficielle.












