La libéralisation du marché de l'énergie menace la stabilité des entreprises, l'emploi

Cinq jours avant l'annonce de la libéralisation du marché de l'électricité au Kosovo, l'Oda économique américaine au Kosovo réitère sa profonde préoccupation face aux risques importants que cette transition, sous sa forme actuelle, présente pour l'activité économique, l'emploi et la compétitivité à long terme du Kosovo. Selon l'OEA, jusqu'à ce que, en principe, la libéralisation [...]
Selon l'OEA, tant que la libéralisation devrait être un objectif bienvenu, son succès est compromis par l'absence de conditions réelles du marché. Au Kosovo, malgré de nombreux fournisseurs agréés, un seul est pleinement fonctionnel, ce qui laisse les entreprises sans élections efficaces et les expose à des hausses de prix de l'électricité de plus de 200 %. Par conséquent, il ne s'agit pas d'un marché concurrentiel, mais c'est une transition rapide qui impose un choc financier immédiat aux entreprises qui subissent également des pressions économiques plus larges.
Ces développements mettent directement en danger des milliers d'emplois, en particulier dans les industries où la consommation d'énergie est plus élevée, qui constituent l'épine dorsale de l'économie productive du Kosovo.
La dépendance totale du Kosovo à l'égard de l'électricité, sans accès à des sources d'énergie alternatives comme le gaz naturel, rend les comparaisons avec d'autres schémas de libéralisation régionale instables. L'environnement énergétique du pays exige une approche prudente en plusieurs étapes, et non une libéralisation pour laquelle un préavis de trois mois seulement a été accordé sans soutien transitoire.
L'Oda américaine réaffirme que l'absence d'une Assemblée fonctionnelle sape encore davantage la responsabilité institutionnelle et suscite de sérieuses préoccupations quant à la légitimité de la mise en œuvre d'un changement aussi énorme et sans réserve.
L'Oda économique américaine au Kosovo demande une fois de plus à l'Office de régulation de l'énergie de prolonger la date limite du 1er juin et d'utiliser la période suivante pour assurer les conditions réglementaires, techniques et de marché nécessaires à un secteur de l'énergie véritablement concurrentiel. Sans ces aspects, la libéralisation risque de causer des dommages à long terme à l'économie, au climat des affaires et à la compétitivité du Kosovo.












