Que contient l'accord entre la Grande-Bretagne et l'UE?

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a signé lundi un accord avec les dirigeants de l'Union européenne à Londres, lançant un nouveau chapitre sur les relations entre la Grande-Bretagne et l'UE après le Brex 2020. Ci-dessous, vous pouvez en savoir plus sur les questions sur lesquelles les parties ont convenu : Sécurité et [...]
Ci-dessous, vous pouvez en savoir plus sur les questions sur lesquelles les parties se sont entendues :
Sécurité et protection
Les parties ont accepté de coopérer dans le domaine de la sécurité et de la défense à un moment où l'Europe est réarmée face à la menace de la Russie et dans l'incertitude des politiques du président américain Donald Trump.
Cet accord permettra aux représentants britanniques de participer à plusieurs réunions ministérielles de l'UE et de participer à des exercices et des missions militaires européens.
En outre, l'accord vise à rapprocher l'industrie de défense britannique des efforts européens visant à construire une base industrielle locale. Radio libre Europe.
Elle permet aux entreprises britanniques de bénéficier d'un fonds européen de 150 milliards d'euros, que les 27 États membres du bloc négocient actuellement. Toutefois, un accord supplémentaire et une contribution financière de Londres seront nécessaires.
La Grande-Bretagne devrait bénéficier considérablement de cet accord. Des entreprises comme BAE Systems et Rolls-Royce devraient en tirer des avantages.
Aliments et animaux de compagnie
L'UE et la Grande-Bretagne sont convenues de limiter les contrôles sur les denrées alimentaires et les produits végétaux dans le futur commerce. C'était une demande clé de Londres.
Selon le texte de l'accord, “la grande majorité des mouvements d'animaux, des produits animaux, des végétaux et des produits végétaux entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne seront effectués sans certificat ni contrôle requis par les règles”.
L'UE reste le principal partenaire commercial de la Grande-Bretagne. Mais les exportations britanniques vers le continent ont diminué de 21 % depuis Brex, tandis que les importations ont diminué de 7 %.
Après une longue absence, la Grande-Bretagne pourra à nouveau vendre des hamburgers, des fruits de mer, des saucisses et d'autres produits dans l'UE, a déclaré Starmer. Les Britanniques pourront également voyager plus facilement avec leurs animaux de compagnie.
En échange, la Grande-Bretagne s'est engagée à adopter une approche dynamique prévoyant des possibilités d'adaptation en temps utile avec les réglementations sanitaires et phytosanitaires de l'UE, à plusieurs exceptions près.
En cas de désaccord, un mécanisme indépendant de règlement des affaires serait mis en place, mais la Cour de justice des Communautés européennes restera l'autorité finale.
Les autres mesures économiques convenues comprennent une coopération plus étroite “pour les quotas d'émissions, ce qui permet aux entreprises britanniques d'éviter la taxe européenne sur le carbone aux frontières.
Selon le gouvernement britannique, ces mesures devraient stimuler l'économie britannique “environ 10,7 milliards d'euros d'ici 2040”.
Pêche
La pêche est la question particulièrement importante pour la France, qui en fait une condition préalable à tout accord plus large entre Londres et Bruxelles.
La Grande-Bretagne a accepté de prolonger jusqu'en juin 2038 un accord existant permettant aux navires européens de pêcher dans les eaux britanniques et vice versa. L'accord actuel devrait être conclu en 2026.
L'extension de l'accord apportera stabilité et sécurité aux équipages de pêche, sans augmenter la quantité de poissons que les navires de l'UE peuvent pêcher dans les eaux britanniques, selon le gouvernement britannique.
En Écosse, les critiques étaient immédiates. Le secteur de la pêche “semble avoir été abandonné de Londres”, a déclaré le premier ministre écossais John Swinney, tandis que la Scottish Fisher Federation a décrit l'affaire comme étant “horror film”.
Le ministre français Agnes Pannier-Rinacher, qui supervise le secteur de la pêche, a salué l'accord, en disant que “assurerait la vulnérabilité économique et politique de la pêche française”.
Le Mouvement des Jeunes
Bruxelles a reporté un accord sur le mouvement des jeunes, qui permettra aux jeunes européens d'étudier et de travailler temporairement en Grande-Bretagne, et vice versa. Mais Londres reste prudent quant à tout accord de libre circulation qui pourrait augmenter le nombre d'immigrants.
Aucun accord clair n'a été conclu lundi, et le texte de l'accord ne mentionne pas le mot “mouvement”.
Les parties se sont donc contentées d'exprimer leur volonté de travailler sur un programme équilibré” qui permettra aux jeunes de travailler, d'étudier, de faire du bénévolat ou de se rendre en Grande-Bretagne et dans l'UE pour une période limitée. Les conditions du programme n'ont pas encore été déterminées.
Londres et Bruxelles ont également parlé de la possibilité pour la Grande-Bretagne de réunir le programme d'échanges étudiants Erasmus+.
Le nombre d'étudiants de l'UE en Grande-Bretagne a diminué de moitié depuis Brex, passant d'environ 148 000 en 2019-2020 à 75 500 en 2023-2024.
Passage des frontières
Pour faciliter le passage des frontières, les deux parties se sont engagées à “poursuivre les discussions” afin que les citoyens britanniques puissent utiliser plus de “eGates” pour contrôler automatiquement les passeports.
Cela devrait aider les vacanciers britanniques à éviter les terribles <x0-meurtre” dans les aéroports de l'UE, selon le gouvernement britannique.Périscope/












