Kos: Normalisation avec la Serbie, préalable au processus d'adhésion au Kosovo

Mme Marta Kos, membre de la Commission chargée de l'élargissement de l'Union européenne, a déclaré à REL que la normalisation des relations du Kosovo avec la Serbie était une condition préalable à l'obtention du statut de candidat et au lancement du processus d'adhésion à l'UE. Le Kosovo a demandé l'adhésion à l'UE le 15 décembre 2022 et [...]
Mme Marta Kos, membre de la Commission chargée de l'élargissement de l'Union européenne, a déclaré à REL que la normalisation des relations du Kosovo avec la Serbie était une condition préalable à l'obtention du statut de candidat et au lancement du processus d'adhésion à l'UE.
Le Kosovo a présenté sa candidature à l'adhésion à l'UE le 15 décembre 2022 et demeure aujourd'hui le seul pays de la région qui n'a pas encore le statut de candidat.
“Nous attendons [la formation] du nouveau gouvernement. J'y suis en contact avec les politiciens, et ils affirment qu'ils sont très favorables à la normalisation des relations avec la Serbie, quelle est la condition préalable pour que le processus de négociation commence ou se voit accorder le statut de candidat”, a déclaré Kos, dans une interview donnée à Radio Free Europe.
Elle a dit qu'il est très important que le futur gouvernement du Kosovo réponde à certaines conditions préalables “qui doivent être remplies”, sans parler de ce qu'elles sont.
Le Kosovo est dirigé par un gouvernement en fonction parce que la nouvelle législature n'a pas encore été constitutionnalisée, pas plus d'un mois après le certificat des résultats des élections parlementaires qui ont eu lieu le 9 février.
Le processus d'adhésion à l'UE prend du temps, car le pays candidat doit satisfaire à certains critères, adapter ses lois à celles de l'UE et s'attendre à la ratification du traité pour l'adhésion aux parlements de chaque État membre de l'UE.
Le Kosovo en est encore à la phase initiale, car il n'a pas encore obtenu le statut de candidat. Pour cela, la Commission européenne doit d'abord donner son consentement à la demande d'adhésion, puis le Conseil européen doit confirmer à l'unanimité son statut de pays candidat.
Je n'ai reçu aucun signal des Etats membres ni du [Conseil européen] Présidence danoise que cela pourrait arriver. Mais je pense que ce serait bien de commencer”, dit-elle.
Même au début de ce mois, Kaya Kallas, chef de la politique étrangère du bloc européen, avait déclaré que ni le Kosovo ni la Serbie ne pouvaient avancer sur la voie de l'UE sans normaliser les relations.
Dans le cadre de la médiation de l'UE, en 2023, le Kosovo et la Serbie sont parvenus à un accord sur la voie de la normalisation des relations. Mais depuis, le bloc a critiqué les deux pays pour ne pas avoir mis en œuvre l'accord, malgré son obligation.
En raison des crises dans le nord du Kosovo, qui ont suscité des tensions entre les deux pays, aucun dialogue politique n'a eu lieu depuis septembre 2023 à Bruxelles, mais seuls des pourparlers au niveau des négociateurs principaux ont eu lieu.
Ces tensions dans le nord du Kosovo avaient conduit l'UE, en 1923, à imposer des mesures punitives au Kosovo et elles continuent de les maintenir en vigueur en affirmant que le Kosovo n'a pas encore fait assez pour prolonger la situation dans le nord essentiellement serbe.
En dépit des exigences des dirigeants kosovars en matière de suppression de ces mesures, Kos a souligné que tous les États membres de l'UE ne sont pas encore prêts à les supprimer à ce stade.
“Nous ne savons toujours pas. Nous en parlons. Si les États membres doivent les supprimer, bien sûr, nous le ferons. Mais, pour le moment, tous les États membres ne sont pas en faveur de la suppression des mesures”, a-t-elle déclaré. / REL/Periscopi/












