KDI: Le Premier ministre et les ministres en charge démissionnent officiellement pour débloquer la constitution

L'Institut démocratique du Kosovo (KDI) se déclare profondément préoccupé par le fait que le pays n'a toujours pas approuvé le rapport de la Commission sur la vérification des Mandas, une des étapes nécessaires vers la constitutionnalisation de la Constitution et le début des travaux de la nouvelle législature, transfère Periscopi. Selon KDI, la démission officielle du Premier ministre et des ministres [...]
Selon le KDI, la démission officielle du premier ministre et des ministres en exercice, qui ont été élus députés, outre la violation flagrante des principes du partage du pouvoir, est incapable de voter le rapport, violant directement la fonctionnalité institutionnelle du Parlement. KDI rappelle qu'en vertu de la législation en vigueur, les membres du pouvoir exécutif doivent démissionner, même avant le certificat des résultats des élections. Les dispositions constitutionnelles interdisent également l'exercice de fonctions incompatibles avec le mandat du député. La désobéissance à ces dispositions n'est pas une question technique ou une interprétation procédurale, mais une violation manifeste des normes régissant l'exercice des fonctions publiques dans un ordre démocratique.
En outre, la KDI estime que la clôture aujourd'hui de la session constitutionnelle par son président, le député Avni Dehari, constitue une violation de la réglementation et de la pratique parlementaire, car elle a été interrompue sans vote pour le rapport de la Commission par intérim et sans consommer aucun des points de l'ordre du jour. Une telle mesure, qui contourne les procédures formelles du Parlement sans décision, porte gravement atteinte à la légitimité du processus et accroît l'incertitude quant au fonctionnement de la session. Le fait que l'Assemblée ne vérifie pas les mandats en raison de cette impasse créée par l'absence de démission formelle indique un manque de volonté de respecter la loi et de permettre le fonctionnement normal des institutions. Cette action, ou plutôt l'inaction, des membres du gouvernement en exercice, transforme une procédure standard et simple en une crise politique et institutionnelle inutile.
KDI appelle le premier ministre en exercice et les ministres qui ont remporté le mandat de député à respecter l'obligation juridique claire de démissionner officiellement des postes de direction, afin que la session constitutionnelle de l'Assemblée puisse être achevée. Les institutions ne peuvent être constituées en contournant la loi. Tout autre étalon est sans responsabilité politique et viole la confiance des citoyens dans le processus démocratique.












