Hoti: Normalité sans justice et vérité sur les disparus

Dans la note de bas de page de la Journée des personnes disparues durant la récente guerre au Kosovo, le Monument des personnes disparues, près de l'Assemblée du Kosovo, est aujourd'hui devenu une prière. Le Premier ministre sortant du Kosovo, Albin Kurti, ainsi que son cabinet, des représentants d'associations et de la famille, ont commémoré les personnes disparues pendant la dernière guerre [...]
Dans la note de bas de page de la Journée des personnes disparues durant la récente guerre au Kosovo, le Monument des personnes disparues, près de l'Assemblée du Kosovo, est aujourd'hui devenu une prière.
Le Premier Ministre en exercice du Kosovo, Albin Kurti, ainsi que son cabinet, des représentants d'associations et de membres de la famille, ont commémoré les personnes disparues au cours de la récente guerre au Kosovo, plaçant des fleurs près du monument aux personnes disparues.
Le Président de la Commission gouvernementale pour les personnes disparues, M. Andy Hoti, a déclaré que la question des personnes disparues n'était pas une blessure individuelle, mais une blessure touchant toute la société du Kosovo.
Il a souligné que la normalité ne pouvait être atteinte sans l'apparition de la vérité et l'établissement de la justice.
Selon lui, les disparitions, les meurtres et la dissimulation de troupes dans des cimetières de masse sont des crimes contre l'humanité et un génocide pur, pour lesquels la justice est toujours nécessaire dans les institutions internationales.
Hoti a souligné la détermination qui ne s'arrêtera pas avant que le sort de la dernière personne disparue soit connu.
La disparition et notre blessure ne sont pas une blessure individuelle, mais une plaie qui affecte toute notre société. C'est une blessure qui ne peut pas être normale sans la vérité et la justice venir au pays. Les disparus ne peuvent guérir comme des blessures qu'avec le temps. Ce fléau ne sera guéri que lorsque la justice sera établie et que la vérité sera montrée dans la famille. Les disparitions, les meurtres, voire l'envoi de troupes au réfrigérateur ou à divers engins dans des fosses communes en Serbie ne sont pas de simples actes de guerre. Ce sont des crimes contre l'humanité, un génocide pur. Le genre de crime que le monde d'aujourd'hui ne voit pas souvent. Ce crime doit donc être jugé, ce que nous recherchons malheureusement encore dans les institutions internationales et partout où nous le pouvons. Nous, les citoyens kosovars, ne nous arrêterons pas tant que la dernière personne disparue ne connaîtra pas son sort”.
Homazhe a également fait l'ambassadeur de Grande-Bretagne Jonathan Hargrees, rapporte le KP, diffuse Le périscope.
Après la fin de la guerre au Kosovo en 1999, environ 6 500 personnes ont disparu. Depuis, plusieurs exhumations ont été effectuées dans des cimetières de masse au Kosovo et en Serbie, et jusqu ' à présent environ 70 % des disparus ont été retrouvés.
Des fouilles récentes ont été effectuées dans le Biszha à Gjakova, où plus de 10 Kosovars tués pendant la guerre ont été trouvés./












