Secrétaire - Général L'OTAN atteint Sarajevo

Le Secrétaire général de l'Alliance de l'Atlantique Nord, Mark Rutte, est arrivé lundi pour une visite officielle en Bosnie-Herzégovine, où il rencontrera les plus hauts dirigeants politiques à un moment où les autorités de la Republika Srpska, menaçant de sécession, ont tenté d'arrêter le fonctionnement de la justice d'État et des institutions de police sur le territoire [...]
La réunion est actuellement en cours avec les membres de la présidence de la Bosnie-Herzégovine, Zhelka Cvianovic, Denis Becirovic et Zelko Komsic, après quoi une conférence de presse est prévue.
Après cette réunion, Rutte tiendra une réunion avec le président du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, Boryana Christo.
Dans l'après-midi, Rutte devrait s'adresser aux étudiants de la Faculté des sciences politiques de l'Université de Sarajevo.
Secrétaire général L'OTAN est arrivée en Bosnie-Herzégovine après l'adoption de lois inconstitutionnelles dans l'entité de la Republika Srpska de Bosnie-Herzégovine.
Auparavant, l'Assemblée de la Republika Srpska avait adopté une loi interdisant l'activité de l'Agence nationale d'enquête et de protection (SIPA) de Bosnie-Herzégovine, du Tribunal et du parquet de Bosnie-Herzégovine, ainsi que du Conseil supérieur de la magistrature et du parquet, qui est chargé de la nomination de tous les juges et procureurs du pays.
La Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine a pris une mesure temporaire et suspendu l'application de la loi adoptée par l'Assemblée populaire de la Republika Srpska le 27 février, soit un jour après la condamnation par la Cour de Bosnie-Herzégovine du président Milorad Dodik à un an de prison et six ans d'interdiction d'exercer ses fonctions. C'est la première fois que Dodik sera probablement confronté.
Il a été reconnu coupable de ne pas respecter les décisions du Haut Représentant Christian Schmidt et de signer le décret d'annonce des lois que Schmidt avait précédemment annulées, avec lequel il visait à entraver l'application des décisions de la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine et du Haut Représentant sur le territoire de la Republika Srpska.
L'OTAN a répété à plusieurs reprises que cette organisation militaro-politique soutient la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine et qu'elle ne permettra pas de vider la sécurité ni de mettre en péril une paix durement acquise.
Les forces de l'Union européenne (EUFOR) en Bosnie-Herzégovine ont annoncé le 7 mars qu'elles augmenteraient temporairement le nombre de leurs troupes à titre préventif, à la suite de tensions croissantes dans le pays. / REL/












