Deux ans après l'accord de Bruxelles, la mise en œuvre semble être à l'horizon

La mise en œuvre de l'accord de base de Bruxelles et d'Ohrid Anex entre le Kosovo et la Serbie n'apparaît pas à l'horizon même deux ans après son accord. Toutefois, ce document, par les connaisseurs de ce processus, reste contraignant pour les deux parties et constitue la base de nouvelles négociations sur [...]
Le Kosovo et la Serbie, avec la médiation de l'Union européenne, en février 2023, sont parvenus à l'accord de base à Bruxelles, tandis qu'un mois plus tard, le 18 mars, ils ont accepté l'annexe de sa mise en œuvre à Ohrid, en Macédoine du Nord.
Lorsque deux ans se sont écoulés depuis l'annexe d'Ohrid, la Serbie a récemment violé cet accord à l'occasion de la suppression de l'ordre du jour des invités spéciaux de la Commission des questions politiques et de la démocratie de l'Assemblée parlementaire du KE. Cela a également été condamné par l'Union européenne.
L'ancien ambassadeur du Kosovo en Allemagne Skender Jakaliu a déclaré que l'Accord de Bruxelles n'avait pas encore été mis en œuvre, mais qu'il lie les parties.
Il a ajouté que, sur la base de nouveaux noms à Bruxelles, des initiatives concrètes des médiateurs dans le dialogue attendent.
Cette année, l'Union européenne a nommé Peter Sorensen nouveau représentant spécial pour le dialogue Kosovo-Serbie, qui suit Miroslav Lajcak.
Sorenseni travaillera sous l'égide de l'Union européenne pour la politique étrangère et la sécurité, la haute représentante Kaya Kallas.
Nous avons une nouvelle équipe au sein de l'Union européenne qui traitera des négociations. Nous avons M. Sorensen du Danemark et Mme Kallas à la tête de la politique étrangère. Je crois que ce nouveau format prendra de nouvelles initiatives... Il reste à voir le nouveau format du dialogue à Bruxelles comment il sera décidé après la formation du gouvernement. Bien sûr, pour voir comment le processus va circuler entre les deux pays, sans oublier la présence et l'assistance des États-Unis d'Amérique”, il a dit de “KosovoPress”.
Malgré le non-respect actuel de l'accord de Bruxelles, selon le politologue Artan Mujaziri, les exigences des partis de l'Union européenne seront les mêmes.
Il a déclaré que l'Union européenne, après avoir formé le nouveau gouvernement au Kosovo, insistera sur la mise en œuvre de l'accord.
“Les exigences en matière de dialogue et de mise en oeuvre des accords demeurent les mêmes. Aucun mouvement de ces exigences et aucune avancée du Kosovo sur la scène internationale ne sera conditionné par le respect des accords et le succès du dialogue. C'est clair et clair pour les politiciens du Kosovo encore et encore... La plus grande erreur sera que le nouveau gouvernement, quel qu'il soit, n'ait aucune priorité pour le dialogue, car sans dialogue, l'isolement réel du Kosovo se poursuivra, et il n'y aura aucun espoir de progrès normaux à cet égard”, a indiqué Muhrami.
Cette semaine, le Kosovo n'a pas pu être un invité spécial à la Commission des affaires politiques et de la démocratie de l'Assemblée parlementaire du KE, après que sa demande a été retirée de l'ordre du jour.
Le Kosovo n'a pas rejoint le Conseil de l'Europe l'année dernière, après avoir manqué à la demande des Alliés d'envoyer le projet d'association des municipalités à majorité serbe à la Cour constitutionnelle.
Le Kosovo a à plusieurs reprises accusé la Serbie de violer l'Accord d'Ohrid et d'annexer, empêchant ainsi le Kosovo d'adhérer à des organisations internationales.
Même, selon les institutions du Kosovo, la Serbie s'est pratiquement retirée de cet accord en décembre 2023, lorsqu'elle a envoyé à Bruxelles un document officiel indiquant qu'elle avait des lignes rouges pour la mise en œuvre de l'accord sur la voie de la normalisation des rapports avec le Kosovo.












