Sylejmani Réalisateur : Le Kosovo ne peut construire un avenir stable en cinématographie avec seulement des applaudissements

Le réalisateur du Kosovo Shzen Sylejmani a exprimé sa déception face au traitement du cinéma par l'État. Il dit que, malgré des itinéraires réussis, le soutien et le financement de l'État sont toujours sous surveillance. Sylejmani dit que le cinéma du Kosovo conduit les gens au succès, et pour continuer ainsi, il dit qu'il n'y a pas assez de mots vides. [...]
Le réalisateur du Kosovo Shzen Sylejmani a exprimé sa déception face au traitement du cinéma par l'État.
Il dit que, malgré des itinéraires réussis, le soutien et le financement de l'État sont toujours sous surveillance.
Sylejmani dit que le cinéma du Kosovo conduit les gens au succès, et pour continuer ainsi, il dit qu'il n'y a pas assez de mots vides.
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La kinomatographie du Kosovo exige une prudence.
Dans un petit pays, avec une grande histoire, le cinéma est devenu l'une des voix les plus puissantes de l'identité culturelle. Malgré de nombreux défis, le Kosovo s'est infiltré dans la scène cinématographique internationale, participant aux festivals les plus prestigieux et étant loué pour ses confessions authentiques. Ce succès n'est pas aléatoire. C'est le résultat d'un art spiritophone, d'un cinéma qui n'imite pas, mais qui crée, et d'une génération de cinéastes qui ont construit un style de film particulier.
Le film du Kosovo est audacieux, riche en sujets et inspiré par des expériences réelles. Ce n'est pas un faux reflet de la réalité mais un véritable miroir de l'âme du peuple. Au cours de son voyage, cet art est né avec douleur, formé par l'histoire, et a trouvé son langage visuel, un style qui distingue et le place dans une catégorie spéciale. Dans cette cinématographie, il y a des lions et des lionnes qui ont construit une industrie qui ne peut être ignorée. Ils ne s'attendent pas au succès, ils l'ont construit, faisant du film un héritage vivant qui ouvre de nouvelles portes au Kosovo dans le monde.
Mais sur cette voie réussie, le paradoxe reste : pourquoi l'État, la politique et les institutions qui devraient être le pilier du soutien considèrent-elles encore le film comme une marge de culture et non comme une véritable puissance nationale ? Comment se fait-il qu'une industrie qui promeut le pays plus que toute campagne diplomatique continue d'être négligée par ceux qui doivent la financer et la soutenir?
Les institutions du film"L'Académie des arts et le Centre cinématographique"ont fait un travail formidable pour créer une nouvelle génération de cinéastes et façonner une scène qui a déjà gagné sa place dans le monde. Ils ont construit ce succès sans attendre de gratitude, travaillant souvent avec des moyens limités mais avec une vision claire. Ils ont vu le film, non pas comme un luxe, mais comme un outil d'identité et d'autonomisation. Et pour cela, ils méritent une profonde gratitude.
Mais merci ne suffit pas. Le Kosovo ne peut construire un avenir stable en cinématographie qu'avec des applaudissements après des succès internationaux. Nous ne pouvons pas célébrer les nominations à des prix plus élevés, tandis que les réalisateurs et les producteurs luttent pour un soutien financier. Nous ne pouvons pas chercher plus de films réussis lorsque la politique n'a pas encore réalisé que le film est le meilleur ambassadeur d'un État au monde.
Le cinéma du Kosovo est sur la bonne voie. Il mène le Kosovo au succès en tant que peuple, en le plaçant sur la carte de l'art et de la culture du monde. Pour rester sur cette voie, cependant, des paroles et des promesses vides ne suffisent pas. Il faut un soutien concret, des stratégies claires et un engagement sincère pour faire du film une industrie stable, et pas seulement une explosion de succès aléatoire.
Le temps d'ignorer et de vider les promesses est passé. Le cinéma du Kosovo s'est vu lui-même. Maintenant, c'est l'ordre des structures d'État de prouver leur engagement. Sinon, l'histoire se souviendra de ceux qui ont eu l'occasion de soutenir une ère dorée, mais qui ont choisi de rester spectateurs au lieu de supporters.
St.












