L'acte d'accusation QNJ-IKD de Peci prêt à offrir une protection juridique aux journalistes

Le Centre d'assistance judiciaire de l'Institut du Kosovo (QNJ-IKD) a réagi aux déclarations publiques du député du Parlement du Kosovo, ministre par intérim et candidat pour le maire de South Mitrovica, Fatton Peci, qui, dans une réponse publique, a [...]
Le QNJ-IKD estime qu'une telle approche constitue une violation directe des principes fondamentaux de la démocratie, de la liberté d'expression et du droit du public d'être informé. Les accusations pénales formulées publiquement contre les journalistes constituent une forme de pression qui pourrait décourager les reportages critiques et indépendants. La liberté des médias et la protection des journalistes sont des éléments essentiels de toute société démocratique garantie par la Constitution de la République du Kosovo, la Convention européenne des droits de l'homme et les normes de la Cour européenne des droits de l'homme.
Le QNJ-IKD appelle tous les représentants politiques à faire preuve de responsabilité et de respect à l'égard du rôle des médias dans les processus démocratiques, en évitant les propos et les déclarations dérivants qui pourraient avoir un effet effrayant sur le journalisme et les médias. Les erreurs occasionnelles dans la publication des pôles de sortie, à la suite de la clôture des déploiements, ou dans l'analyse des médias à la suite du processus électoral devraient être traitées comme des questions de professionnalisme et de responsabilité éthique des entreprises ou des médias qui les ont engagés, mais en aucun cas élever au niveau de responsabilité en raison de l'exercice de la liberté d'expression.
L'interprétation répandue des erreurs éventuelles en tant qu'actes criminels crée des précédents dangereux pour la liberté d'expression et le journalisme d'investigation. Lors de son annonce publique, M. Peci est convoqué aux articles 210 et 216 du Code pénal de la République du Kosovo (KPRK). Ces actions n'ont rien à voir avec la situation qu'elles présentent. L'objectif de la définition de l'électeur libre, selon l'article 210 de ce code, est une infraction pénale commise avec recours à la force ou à l'aviron grave, ou par abus de la dépendance économique et professionnelle des électeurs. Alors que les résultats des élections contrefaites, selon l'article 216 de la KPRK, se rapportent aux résultats du processus électoral, plutôt que de mesurer l'opinion publique ou l'analyse dans les débats. Bien que l'absence de fondement dans ces cas soit évidente, cette approche viole la liberté d'expression et les droits des journalistes au Kosovo.
Par ailleurs, le QNJ-IKD invite le Procureur de l'État à enquêter de manière complète, professionnelle et impartiale sur toutes les allégations d'abus pendant le processus électoral. Cette enquête devrait être étendue jusqu'à l'aube de toute suspicion d'irrégularités qui auraient pu influencer le processus électoral, mais elle ne devrait en aucun cas être utilisée à mauvais escient pour faire taire la voix des journalistes ou punir les médias.
Parallèlement, dans le cadre de son mandat de protection de la liberté d'expression et des droits des journalistes, le CNJ-IKD se déclare prêt à offrir protection et représentation juridique à tout journaliste susceptible d'être poursuivi ou poursuivi par des personnalités politiques ou publiques afin de limiter la participation du public et l'activisme civique sur des questions d'intérêt public.
Le QNJ-IKD continuera à protéger le principe selon lequel une société démocratique ne peut exister que lorsque les médias sont libres de faire des reportages, que les citoyens sont libres d'être informés et que les politiciens sont responsables de critiques publiques.












