Le Kosovo reconnaît que la Belgique a exprimé son intérêt pour l'exploitation de ses prisons

La Belgique a exprimé son intérêt pour la reprise des institutions correctives au Kosovo, a déclaré mercredi à Radio Europe le Service de correction du Kosovo (SHKK). Au cours des dernières semaines, le Kosovo a été controversé dans les projets de la Belgique en matière de prisons, car le pays de l'Union européenne envisage la possibilité de construire ou de louer [...]
Ces dernières semaines, le Kosovo a fait l'objet de controverses dans les projets de la Belgique en matière de prisons, car le pays de l'Union européenne envisage la possibilité de construire ou de louer une prison à l'étranger.
Dans une réponse écrite au REL, l'USKK a déclaré qu'à la suite de l'accord du Kosovo avec le Danemark concernant la fourniture de la prison de Gjilan pour héberger des prisonniers danois, “plusieurs autres États, y compris la Belgique, se sont dits préoccupés par le recours aux institutions correctives du Kosovo”.
Toutefois, cette institution n'a pas précisé sous quelle forme cet intérêt a été exprimé, soulignant que “n'a accepté aucune documentation officielle concernant la question”.
Le SKK a également souligné qu'il n'y avait pas de compétence pour traiter les exigences au niveau international liées à l'utilisation d'institutions correctives.
Deux responsables belges se sont rendus au Kosovo au début d'octobre, ajoutant des spéculations sur la possibilité de discuter d'un accord pénitentiaire.
Annelies Verlinden, ministre belge de la Justice, et Anneleen Van Bossuyt, ministre de l'Asile et des Migrations, sont restées au Kosovo le 6 octobre, où elles ont rencontré le président Vjosa Osmani et le ministre de la Justice Blerim Saqu.
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Aucune de ces institutions n'avait répondu. REL demande ensuite si une telle demande est faite par des fonctionnaires belges. Même dans les reportages officiels de ces institutions, il n'a pas été mentionné que la construction ou la location d'une prison avait été discutée au cours des réunions.
Mais la REL avait appris que la question avait été brièvement évoquée par des responsables belges, “sans discussion détaillée de la part du Kosovo”.
Les organisations de protection des droits de l'homme au Kosovo ont critiqué la réalisation éventuelle d'un tel accord.
Selon le Conseil pour la protection des droits de l'homme et des libertés (KMDLNJ), le projet controversé de la Belgique d'envoyer des prisonniers au Kosovo constitue une menace pour la sécurité et les violations des droits de l'homme.
Ces dernières années, le Kosovo s'est déclaré prêt à accueillir des prisonniers étrangers, des immigrants de pays tiers ou même des demandeurs d'asile rejetés, en dépit de critiques.
Mardi, le Premier Ministre en exercice, Albin Kurti, a déclaré à Londres que le Kosovo était prêt à accueillir les demandeurs d'asile rejetés par le Royaume-Uni en échange d'un soutien dans le domaine de la sécurité.
Récemment, il a accepté d'accueillir 50 immigrants de pays tiers qui restent aux États-Unis.
Dans un accord similaire qui avait également suscité des critiques, en 2022, le Kosovo et le Danemark ont accepté de louer 300 cellules pénitentiaires à l'établissement correspondant de Gjilan pour loger des prisonniers étrangers devant être expulsés du Danemark après la fin de la peine.
En échange, le Kosovo bénéficiera de plus de 200 millions d'euros, qui seront investis dans le Service de correction et les projets d'énergie renouvelable.
Les premiers détenus danois devraient être transférés à la prison de Gjilan dans la première partie de 2027.












