Bruxelles: Sans gouvernement fonctionnel, le Kosovo ne peut pas avancer vers l'UE

L'absence d'institutions fonctionnelles au Kosovo est considérée à Bruxelles comme un obstacle au déplacement du pays vers les structures européennes, et donc aussi à la possibilité de poursuivre le processus de levée des mesures. Lors d'une conférence consacrée à l'élargissement, le directeur général de la Commission européenne chargé de l'élargissement a rappelé qu'il n'y avait pas de gouvernement au Kosovo depuis le mois [...]
Lors d'une conférence consacrée à l'élargissement, le directeur général de la Commission européenne chargé de l'élargissement a rappelé qu'il n'y avait pas de gouvernement au Kosovo depuis février. Il a cité des cas d'Albanie et du Monténégro, qui, selon lui, sont entièrement axés sur les processus d'intégration européenne, conseillant aux autorités du Kosovo de suivre le même exemple.
Mon Conseil pour le pays doit se concentrer sur cette direction, parce que si elle n'est pas pleinement engagée, il est difficile d'avancer. Au sein de la Commission, nous sommes en train de lever les mesures après une discussion très difficile au Conseil de l'UE l'année dernière. Nous serions évidemment disposés à préparer une réflexion sur la demande d'adhésion du Kosovo, mais pour laquelle le Conseil devrait nous inviter et je pense qu'il devrait y avoir une réflexion au Kosovo également, pourquoi le Conseil ne fait pas cela”, a déclaré Gert Jan Koopman, directeur général pour l'élargissement à la Commission européenne.
L'ambassadeur du Kosovo en Belgique, Agron Bajrami, a rappelé que le Kosovo ne peut pas être traité comme un pays sans gouvernement, bien qu'il soit doté d'un mandat limité. Il a souligné que, malgré les mesures prises, des mesures punitives contre le Kosovo restaient en vigueur.
“Ces mesures ne répondaient à aucun progrès du Kosovo dans les processus démocratiques. Je dois rappeler à tous que ces mesures sont venues à la suite d'une situation particulière dans le nord, qui, de notre point de vue, avait trait à la mise en oeuvre de l'état de droit et au maintien de l'ordre constitutionnel par les institutions, a-t-il souligné,
Entre-temps, il y a plusieurs jours, l'Union européenne a confirmé que la prospérité des élections locales dans le pays était considérée comme un signal positif vers la levée des mesures. Cependant, le message des institutions européennes reste inchangé - dans un premier temps, la mise en place de l'administration locale doit avoir lieu, afin d'envisager la poursuite du processus de levée des mesures.
À l'heure actuelle, l'UE n'a supprimé que quelques mesures symboliques.












