Deux Albanais en Suisse accusés de financer I SIS, corruption au Kosovo

Le journal suisse 24heure.ch a publié un article sur deux Albanais du Kosovo et un du nord de la Macédoine vivant en Suisse et soupçonnés de soutenir et de financer un groupe étroit avec l'État islamique au Kosovo. Selon la rédaction, l'enquête à leur sujet est en phase finale et est considérée comme l'une des plus [...]
Journal suisse 24 heures. ch, a publié un article sur deux Albanais, un du Kosovo et un du nord de la Macédoine, vivant en Suisse et soupçonnés de soutenir et de financer un groupe étroit avec l'État islamique au Kosovo.
Selon la rédaction, l'enquête à leur sujet est en phase finale et est considérée comme l'un des plus importants antiterrorisme en Suisse ces dernières années.
Les deux suspects, âgés d'environ 30 ans, sont détenus pendant trois ans dans une prison du canton de Vaud et risquent jusqu'à 10 ans de prison pour “participation à une organisation terroriste”.
Leur jugement devrait être rendu à la Cour pénale fédérale à Bellinzona les 3 et 4 novembre.
Un des suspects, un Kosovar de 37 ans du quartier de Lidon à Genève, aurait dirigé la branche d'un groupe appelé “Genève Brothers” depuis 2015, dans le cadre d'une grande organisation au Kosovo, “les frères de l'année”.
L'incident décrit ce groupe comme idéologiquement proche de l'État islamique, avec l'orientation “salafi-gihaddist”. À Genève, le groupe a réuni une trentaine d'adeptes et contacté des jeunes, dont un enfant de 14 ans.
Le groupe aurait amené en Suisse des immas radicaux albanophones, dont Rexhep Memish, qui avait servi de mentor idéologique même pendant la détention dans le nord de la Macédoine, et le stand Jashar, qui lisait des textes de l'État islamique pendant les réunions.
Bien que le nombre de membres soit faible, moins de dix, les “frères de Genève” ont agi avec une structure solide, des sessions régulières et une discipline secrète complète. Les enquêtes ont commencé il y a plusieurs années, et des microphones ont été utilisés en 2021 dans les voitures des suspects pour superviser leur activité.
L'accusation soutient que les “frères de Genève” et leurs homologues du Kosovo ont formé une seule organisation terroriste, qui avait dissimulé des armes et des balles au Kosovo afin d'établir un État islamique forcé. Toutefois, jusqu'à présent, il n'existe aucune preuve d'actes de violence concrets de la part du groupe.
Un autre membre du groupe en Suisse a financé le groupe jumeau au Kosovo.
Entre 2016 et 2022, ils auraient transféré 64 000 à 78 000 euros, en partie pour l'achat d'armes et en partie pour corrompre les procureurs du Kosovo afin de soulager les peines infligées aux membres du groupe de l'État islamique.
En outre, les deux suspects auraient autofinancé le groupe au moyen de quotas mensuels, de fonds collectés lors de réunions, de fraudes à la sécurité sociale, d'accidents enclenchés et de prêts Cardi-19 gonflés./Periscopi/












