L'Italie envoie 49 immigrants en Albanie

Un navire de la marine italienne est arrivé le 28 janvier en Albanie avec 49 immigrants à bord qui ont été secourus dans les eaux internationales. En Albanie, ils procéderont à la demande d'asile puis seront envoyés au centre en Turquie. C'est la troisième tentative de logement des migrants en Albanie, [...]
En Albanie, ils procéderont à la demande d'asile puis seront envoyés au centre en Turquie.
Il s'agit de la troisième tentative d'accueil des immigrants en Albanie, puisque les tribunaux italiens avaient précédemment interdit une telle chose.
Le ministère italien de l'Intérieur n'a pas précisé la nationalité des immigrants envoyés au port de Stryjin, mais les médias en Italie ont signalé qu'il s'agit de personnes du Bangladesh, d'Égypte, de Côte d'Ivoire et de Gambie.
L'effort de traitement en Albanie intervient après deux tentatives infructueuses d'octobre et de novembre, lorsque les juges italiens ont refusé d'approuver des ordonnances d'interdiction de deux petits groupes de migrants dans des centres en Albanie en vertu d'un accord entre l'Italie et l'Albanie. Les tribunaux ont jugé que les pays d ' immigration n ' étaient pas en sécurité si les demandes d ' asile étaient refusées et que les migrants rentraient dans leur pays.
Des affaires ont été renvoyées à la Cour de justice des Communautés européennes, qui avait précédemment jugé que les demandeurs d'asile ne pouvaient pas faire l'objet de procédures accélérées susceptibles de conduire à un rapatriement si leur pays d'origine n'était pas considéré comme totalement sûr.
L'audition de l'affaire devant la Cour européenne de justice est prévue pour le 25 février.
Le gouvernement du Premier ministre italien, Giorgia Melon, s'est engagé à rouvrir les deux centres de migrants en Albanie, car ils restent vides à la suite de décisions de justice italiennes.
La position de Melon est en partie soutenue par une décision de la Cour suprême de décembre de l'Italie, dans laquelle les juges italiens ont déclaré qu'ils ne pouvaient pas remplacer les politiques gouvernementales en ce qui concerne la décision dont les États sont sûrs pour le rapatriement des migrants qui se sont vu refuser l'asile.
Cette décision permet aux tribunaux de niveaux inférieurs de faire de telles définitions, sur la base de cas individuels, sans se prononcer sur la politique générale.
Les migrants doivent s'inscrire au centre d'attente du port de Stryjin, puis être envoyés au centre de refuge de Gjader.
L'accord entre l'Italie et l'Albanie sur les immigrants, conclu en novembre 2023, permet d'accueillir chaque mois jusqu'à 3 000 immigrants capturés par des gardes-côtes italiens dans les eaux internationales en Albanie, où ils feront l'objet d'une vérification d'éventuelles saisies d'asile en Italie.
L'accord quinquennal coûterait à l'Italie 160 millions d'euros par an.
Dans le cadre de cet accord, les procédures concernant les migrants seront menées dans deux centres.
Le premier centre de Stryjin sera utilisé pour les procédures d'identification des réfugiés, tandis que le second, à Gjader, à une vingtaine de kilomètres du port, desservira leur refuge jusqu'à ce que les demandes d'asile soient traitées.
Les centres fonctionneront en droit italien, avec le personnel de sécurité italien, tandis que les juges tiendront des audiences par visioconférence depuis Rome.
Les migrants qui obtiennent l'asile seront accueillis en Italie, tandis que ceux qui se voient refuser l'asile en vertu de l'accord seront rapatriés directement de l'Albanie.
Les militants des droits de l'homme ont critiqué l'accord en disant qu'il crée un dangereux précédent.
Jusqu'à présent cette année, 3 704 immigrants sont arrivés en Italie, soit deux fois plus qu'au cours de la même période l'an dernier, soit 1 305 immigrants.
L'année dernière, 66 317 immigrants sont arrivés en Italie, soit 58 % de moins que l'année précédente. La plupart des immigrants venaient du Bangladesh, de Syrie, de Tunisie et d'Égypte, selon les données du ministère italien de l'Intérieur.Radio Europe Gratuit












