Liban Président du Parlement

Le Parlement libanais a nommé jeudi le chef militaire du pays, Joseph Aoun, président. Le Liban est sans président depuis deux ans en raison de son impasse politique. Le vote a eu lieu quelques semaines après la fin d'un cessez-le-feu entre Israël et le groupe [...]
Le vote a eu lieu quelques semaines après la fin du cessez-le-feu entre Israël et le groupe militant libanais Hezbollah, et à un moment où les dirigeants libanais cherchent une assistance internationale pour reconstruire le pays.
Aoun a été considéré comme le candidat préféré des États-Unis et de l'Arabie saoudite, dont l'appui serait nécessaire à la reconstruction du Liban.
La session de jeudi fut la 13e tentative d'élire le successeur de Michel Aoun, dont le mandat prit fin en octobre 2022.
Le Hezbollah a initialement soutenu un autre candidat, Suleiman Frangiegh, chef d'un petit parti chrétien dans le nord du Liban, qui a des liens étroits avec l'ancien président syrien Bachar el-Assad. Cependant, mercredi, Frankieh a annoncé qu'il s'était retiré de la course et a soutenu Ayn, ouvrant la voie pour que le chef de l'armée soit élu président.
Le Hezbollah, qui contrôle le sud du Liban, a été déclaré organisation terroriste par les États-Unis, tandis que l'Union européenne a mis son arme sur la liste noire, mais pas sur son parti politique.
Randa Slim, chercheur de l'Institut pour le Moyen-Orient basé à Washington, a déclaré que l'affaiblissement politique et militaire du Hezbollah dans sa lutte contre Israël et le déclin de son allié, Assad, en Syrie, ainsi que la pression internationale pour nommer un président, ont ouvert la voie au résultat de jeudi.
Le système de division du pouvoir sur la base Sescial au Liban provoque de nombreuses indiscrétions pour des raisons politiques et procédurales.
Le rôle du président au Liban est limité en raison du système de partage du pouvoir, en vertu duquel le président est toujours un chrétien maroni, le premier ministre musulman sunnite et le président du Parlement chiite.
Toutefois, seul le président a le pouvoir de nommer ou de révoquer le premier ministre et le cabinet. Le gouvernement intérimaire qui a dirigé le Liban au cours des deux dernières années a des compétences limitées, puisqu'il n'a pas été nommé par un président en exercice. / REL












