Les Serbes du nord de Mitrovica cherchent à retourner travailler dans une municipalité parallèle

Près de 300 citoyens serbes se sont rassemblés devant un objet utilisé par les municipalités parallèles serbes du nord de Mitrovica le 2 septembre, disant qu'ils essaient de retourner au travail. Les manifestants lundi étaient des employés de l'administration de la municipalité parallèle serbe dans cette municipalité. Le rassemblement intervient quelques jours après les autorités [...]
Les manifestants lundi étaient des employés de l'administration de la municipalité parallèle serbe dans cette municipalité.
Le rassemblement intervient quelques jours après que les autorités du Kosovo aient fermé cinq institutions serbes parallèles dans le nord du Kosovo, y compris la municipalité parallèle de Mitrovica, disant que ces institutions travaillaient sous la direction de la Serbie, réduisant la constitutionnalité et les lois de la République du Kosovo”.
L'événement du 30 août, mené par les institutions du Kosovo, a été décrit comme unilatéral et coordonné par la communauté internationale, et a également été rejeté par la Liste des Serbes, le principal parti des Serbes locaux au Kosovo qui bénéficie de l'appui de Belgrade, et par des responsables en Serbie.
Le chef de la police du Kosovo pour la région de Ferizaj Petrit Feyza a dit à Radio Free Europe qu'ils avaient fermé cet établissement le 30 août, après des soupçons de faux documents.
Les travailleurs, qui ont dit que leur rassemblement de lundi n'est pas une manifestation, ont dit qu'ils ont offert des services aux citoyens dans cette installation depuis des années.
Mais, Fyza a dit qu'ils ne seraient pas autorisés à entrer dans l'établissement avant que les autorités mènent des enquêtes.
Dans les environs du pays où les Serbes se sont réunis lundi matin, des membres des unités spéciales de police du Kosovo ainsi que deux véhicules de l'Union européenne pour l'état de droit au Kosovo (EULEX) ont également été vus.
Ce rassemblement dans le nord de Mitrovica a eu lieu un jour après que des plaques des ministères du Kosovo aient été placées sur des objets utilisés par des institutions parallèles serbes.
Outre les cinq institutions fermées vendredi dernier, les autorités du Kosovo ont fermé sept autres municipalités serbes parallèles dans d'autres parties du Kosovo.
Au Kosovo, il y a des municipalités, des entreprises et des entreprises publiques, des crèches, des écoles primaires, des écoles secondaires et des universités publiques qui sont financées directement par le Gouvernement serbe et qui se trouvent dans les villes et les colonies où vit la communauté serbe.
Ces institutions en vertu des lois du Kosovo sont illégales.
En 2013, le Kosovo et la Serbie, dans le cadre du dialogue sur la normalisation des rapports à Bruxelles, sont parvenus à un accord visant à éliminer les institutions parallèles, mais cet accord n'a pas encore été pleinement mis en œuvre.













