Initiatives du PE en vue de la suspension du vote de la Hongrie

Au Parlement européen, une initiative a été lancée pour demander aux organes responsables de l'Union européenne de suspendre le droit de vote de la Hongrie, en raison du décès du Premier ministre, Viktor Orban. Riho Terras, représentants du Parlement européen du plus grand groupe politique, le Parti populaire européen, a adressé une lettre à [...]
Au Parlement européen, une initiative a été lancée pour demander aux organes responsables de l'Union européenne de suspendre le droit de vote de la Hongrie, en raison du décès du Premier ministre, Viktor Orban.
Riho Terras, représentants du Parlement européen du plus grand groupe politique, le Parti populaire européen, a envoyé une lettre à tous les députés européens, demandant leur soutien.
La même chose sera envoyée par le président de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel, et le président du Parlement européen Roberta Metsola.
La présidence hongroise vient de commencer, et le Premier ministre Orban a déjà causé des dommages considérables, abusant du rôle de la présidence du Conseil. Dans sa soi-disant mission de maintien de la paix, il a délibérément créé l'impression qu'il agit au nom de l'Union européenne tout entière, alors qu'en réalité, il n'a aucune autorité pour représenter l'UE ou tout autre État membre de l'UE, sauf son propre”, dit dans la lettre qu'il a vue. Radio Europe libre.
Cette lettre a motivé les visites d'Orban en Ukraine, en Russie et en Chine au début de ce mois.
Orban a également rencontré le président russe Vladimir Poutine à Moscou, une initiative condamnée par tous les acteurs clés de l'UE.
La Hongrie a assumé la présidence de l'Union européenne à partir du 1er juillet.
Selon la lettre des députés européens, Orban s'efforce de saper les décisions existantes de l'UE, le processus décisionnel et l'unité de l'UE sur des questions importantes.
Cela ne peut se poursuivre. Il prend des mesures décisives pour limiter les dommages supplémentaires”, dit la lettre.
Quel est le pouvoir d'une lettre du Parlement européen?
Les procédures et les suspensions des droits des électeurs sont complexes. Ils sont responsables des Etats membres.
L'article 7 de l'accord de l'Union européenne, dans lequel la lettre est appelée, autorise la possibilité de suspendre le droit d'adhésion à l'Union européenne (comme c'est le droit de vote au Conseil de l'Union européenne), si un pays viole sérieusement et systématiquement les principes sur lesquels repose l'UE.
Les éléments qui favoriseraient l ' application de cet article sont notamment le respect de la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l ' égalité, l ' état de droit et le respect des droits fondamentaux, y compris les droits des membres des minorités.
Mettre en œuvre l'article 7, avec la proposition d'un tiers des États membres de l'UE, ou du Parlement européen, ou de la Commission européenne, le Conseil, agissant avec une majorité des quatre cinquièmes de ses membres, après avoir obtenu l'accord du Parlement, pourrait déterminer qu'il existe un risque manifeste de violation grave de ces principes fondamentaux par l'État membre et de formuler les recommandations nécessaires.
L'article 354 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne prévoit des procédures de vote qui devraient être suivies par les principales institutions de l'UE lorsqu'un État membre fait face à la mise en œuvre de l'article 7.
Le pays en question ne participe pas au vote. Elle n'est pas incluse dans le calcul d'un tiers des pays requis pour la proposition, ni dans les quatre cinquièmes requis pour une majorité.
Une majorité des deux tiers est requise pour l'approbation du Parlement.
Les représentants européens ont jusqu'au 12 juillet pour signer cette lettre, qui sera ensuite transmise aux dirigeants des institutions européennes.












